Voyage à Taïwan en solo [J1 : Direction Milan]
Aujourd’hui c’est le grand départ pour mon voyage à Taïwan. Enfin pas tout à fait, car mon routing du jour ne m’emmène qu’à Milan.
Point de départ à 4H du matin cette fois, mais c’est tout de même à 6H15 que je me réveille naturellement. L’excitation du départ sûrement ! J’ai donc le temps de préparer mes dernières affaires tranquillement.
A 6H45 je décolle de chez moi, direction le tram. J’ai la chance d’habiter non loin du tram qui mène directement à l’aéroport. Il fait un froid de canard, seulement 4°C au compteur, et je n’ai rien de très épais sur moi car je ne risque pas de retrouver ce genre de température là où je vais.
Le tram F effectue la liaison gare – aéroport en 50 minutes. J’avais prévu de prendre le tram de 7H06 mais je suis en avance alors je vais parvenir à avoir celui de 6H56. Il passe toutes les 10 minutes donc en cas de problème je suis large. Les problèmes de tram sont légion à Bordeaux alors je suis obligée de voir large, mais le rapport qualité-prix est très bon. Pour le prix d’un ticket de tram classique je suis à l’aéroport 50 minutes plus tard.
Déposée devant le terminal à 7H45, je découvre un peu les lieux en plein jour, car la dernière fois j’étais partie et arrivée de nuit. Pour rejoindre les départs il me faut monter l’escalator et j’arrive ainsi au niveau du guichet Air France.
Les files sont vides mais tous les vols Air France sont ouverts à l’enregistrement pour toute la journée. Je passe malgré tout par la file SkyPriority et suis accueillie par un monsieur très souriant. Il vérifie ma destination et étiquette ma valise avant de me demander si je souhaite le boarding pass papier (évidemment !). Il me demande si je vais visiter Milan mais je lui explique que j’enchaîne sur un autre routing donc que j’espère qu’il n’y aura aucun problème avec ma valise. Il me raconte que lui, revient de Lisbonne, qu’il avait vu sa valise sur le tarmac à CDG, il se disait qu’il n’y avait aucun problème, mais elle n’avait en réalité pas été chargée. Ce n’est pas vraiment le genre de choses que je voulais entendre là tout de suite, mais il était vraiment très sympa. Il m’indique la porte d’embarquement pour mon premier vol mais que celle du second n’est pas encore connue. « Ah vous partez du 2F, ça va ! Parce que le 2G c’est pénible ! ». Je ne peux que confirmer.
Malgré nos discussions il ne me faudra que 3 minutes avant de partir en direction du PIF. Je passe par le parcours SkyPriority même s’il n’y a personne de l’autre côté non plus, je crois. La file débouche sur le seul tapis ouvert où je passe directement.
Le personnel est là aussi vraiment très agréable. On me sort un grand nombre de caisses et je remercie la dame en indiquant que j’ai pas mal de choses. Elle me dit de prendre mon temps, ce que j’apprécie, par rapport aux moments où on se fait presser comme un citron.
Une fois cette formalité passée, le PIFman me demande si j’ai d’autres bacs en attente, alors je lui dis que non, j’avais beaucoup d’affaires mais c’est terminé là. Il rigole et me dit que lui, il en a encore plus. « Vivement les nouveaux scanners où on n’aura rien à sortir », je lui dis. Il me rétorque que ce n’est pas près d’arriver car ces machines coûtent très cher.
A 7H56, soit 10 minutes après mon arrivée, me voilà airside (et encore j’ai papoté et pris mon temps).
Direction le salon, situé près de la porte 22 qui sera ma porte d’embarquement. Accueil souriant et enregistrement via la borne.
Le salon est vraiment décoré avec goût, aux couleurs d’Air France. La vitrine avec les goodies me fait vraiment de l’œil, mais vu que je la vois à chaque fois avant de partir quelque part, je trouve ça rageant de devoir me trimballer mes achats.
Si la déco est sympa, le buffet, lui, est toujours aussi pauvre. Même les chocolatines sont dures, et pas un cannelé à l’horizon alors que nous sommes pourtant à Bordeaux.
Je profite de ce temps pour me connecter au WiFi, qui est le WiFi des salons Air France, bien entendu.

Le salon se remplit pas mal. Deux Américaines en chaises roulantes arrivent avec l’assistance de l’aéroport. Elles parlent très fort et surtout très mal de ce pauvre homme qui les a déposées au salon, ne comprenant pas pourquoi elles ont dû laisser leurs fauteuils roulants au check-in pour prendre les fauteuils de l’aéroport qui ne sont pas pratiques. Après elles regarderont une série sans écouteurs, histoire de tous nous en faire profiter.
Le salon sera plein à 80%, une bonne occupation à moins de 30 minutes de l’embarquement du prochain vol Air France.
Sur les coups de 9H15 je me décide à sortir du salon pour aller faire un tour aux toilettes qui sont situées dans le terminal.
Il y a pas mal de monde en porte. A côté, c’est le vol pour Lyon de 10H35, qui est affiché. Ça me fait sourire car c’était mon tout premier vol en 2008 !
A 9H20 l’embarquement est annoncé et la file SkyPriority est énorme. Nous pénétrons sur la passerelle et attendons 5 minutes au bout de celle-ci, avant d’être lâchés vers notre oiseau du jour.
L’accueil à bord est agréable, les 2 PNC nous saluent tour à tour.
Je prends place en 7F dans mon A321 du jour. A noter que j’avais eu du mal à choisir mon siège à l’avant lors de mon check-in la veille. Je ne voyais que les rangs classiques qui commençaient à 14. Finalement en regardant à nouveau dans la journée, la situation s’est débloquée. Pour le vol suivant, le problème ne s’est pas produit.
A côté de nous, l’Embraer 170 de Hop! pour Lyon vient d’arriver. A 9H35 la porte arrière est déjà fermée. Les derniers retardataires arriveront à 9H45 et l’embarquement sera annoncé terminé juste après.
La Business est composée de 5 rangs aujourd’hui et ils seront complets. En éco, les rangs à l’avant sont peu occupés alors que l’arrière semble très rempli. Dans mon rang, il y a un couple en 7A et 7B et puis c’est tout. Aucun voisin de mon côté du couloir. Chouette !

Le commandant de bord se présente au micro et nous indique que nous pourrons partir de notre stationnement avec un peu d’avance. La durée de notre vol pour rejoindre Paris CDG aujourd’hui sera de 1H05 avec un temps calme sur le parcours.
A 9H50 le push-back a lieu alors que les consignes de sécurité sont dispensées. Durant le roulage je parviens enfin à apercevoir une faune plus variée. De jour, c’est tout de suite plus facile. EasyJet, Volotea, Nouvelair, Turkish Airlines… et même deux Beluga présents sur le tarmac bordelais.
Il est à présent 10H et nous nous élançons sur la piste.
Après quelques minutes, nous sommes déjà en croisière. Les rideaux sont fermés et les PNC s’activent.
Par le hublot, je distingue un décor que je ne connais que trop bien, celui de l’estuaire de la Gironde. Je reconnais Margaux, Macau et Blaye en face. Facile pour une Médocaine !

A 10H15 le service débute, une madeleine est servie. J’opte pour de l’eau et une petite bouteille Thonon me sera donnée. Je constate que le WiFi fonctionne sur ce vol, ça fait plaisir !
Il est tout juste 10H30, c’est déjà le début de descente. Le commandant prévoit une arrivée à 11H10 au parking, avec donc 10 minutes d’avance.
Comme toujours maintenant, l’annonce des 10 000 pieds est faite.
A 10H45, l’arrivée est imminente. La région parisienne se dessine sous un beau soleil. La Défense, la tour Eiffel, malgré la luminosité, la vue est très belle.
On se pose sur le tarmac de CDG à 11H pile.
Notre roulage ne durera que 5 minutes et nous serons libérés 5 minutes plus tard. Il est 11H10 et me voilà déjà dans le terminal.
Mon vol pour Milan MXP est dans 4H30, j’ai donc largement le temps avant de repartir.
Je remonte dans le terminal et me dirige vers le salon.
Le rez-de-chaussée est bien rempli, je ne m’attarde donc pas. A l’étage, je trouve un endroit où me poser avec de quoi grignoter mais je vais rapidement rejoindre une nap room pour trouver du calme.
Aujourd’hui personne ne hurle à proximité donc c’est très agréable.
Après m’être posée un bon moment, il est 14H quand je vais prendre un bon déjeuner.

Sur les coups de 15H15 je me décide à quitter les lieux. Direction ma porte d’embarquement en F52. Dès l’entrée dans le terminal je peux voir le monde qui attend. Cette porte est située en face des travaux qu’il y a sur la zone centrale. C’est un bazar sans nom.
Tout le monde est agglutiné devant le panneau indiquant les zones 1 et 2. Comme souvent, je me dis que ce sont juste des pax qui essaient de gruger et qu’ils vont se faire refouler au boarding.
A 15H25, on nous annonce au micro que la cabine est presque prête et que nous allons bientôt pouvoir embarquer. Le vol est complet donc des bagages seront prélevés en porte. Les volontaires peuvent se manifester.
A peine 5 minutes plus tard, l’embarquement ouvre et les zones 1 et 2 sont invitées à embarquer. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu cette foule passer les portiques. Je me mets dans la file et arrive devant l’agent en charge de vérifier les identités. Je lui dis qu’il y a un monde de fou en SkyPriority sur ce vol. Il me dit que nous sommes une soixantaine et que c’est énorme !

Aucune attente, je pénètre dans l’appareil devant les salutations de l’équipage. Il y a déjà un bouchon dans l’allée, sans trop d’étonnement. Je prends place en 9F dans cet A320 qui va me permettre de rejoindre Milan Malpensa.
Alors que je prends place, les bagages sont en train d’être chargés. Ma valise m’envoie un petit ping, de quoi m’envoler sereine.
Le boarding se poursuit et les racks à bagages se remplissent de plus en plus.
Il y a 5 rangs de Business sur ce vol. Ils sont complets et on peut presque dire la même chose de la classe éco. Coup de chance pour moi, je n’ai pas de voisin en 7E. Une Italienne prend place en 7D, il en était de même sur le rang de devant mais visuellement j’ai l’impression que nous étions les seules exceptions.
A 16H05, le commandant se présente et nous indique que nous sommes fins prêts à partir. Nous n’aurons besoin que d’1H15 pour rejoindre Milan.
Quelques minutes après, notre push-back a bien lieu. Le chef de cabine donne les instructions en français, anglais et dit quelques mots en italien vu qu’il le parle un peu. A la place, un message automatique est diffusé.
Alors que nous partons pour un long roulage, l’équipage passe vérifier les ceintures et les sacs. Il est demandé à tout le monde de pousser religieusement les sacs sous les sièges, avec vérification à l’appui.
Après 15 minutes, nous faisons face à la piste. Nous attendons derrière un Royal Jordanian puis il est l’heure de nous élancer.
Il est 16H30 et nous quittons le tarmac de Paris CDG.
L’altitude de croisière est vite atteinte, et le service débute rapidement. A 16H45, les mini flûtes sont distribuées comme collation. Je demande un Finley mais on me tend à la place de l’eau gazeuse (Eww !).
Les vues seront réduites à néant sur ce vol malheureusement en raison d’une épaisse couche nuageuse.
A 17H05 c’est déjà le début de notre descente. On nous annonce une arrivée prévue à 17H40 avec, à destination, un temps nuageux et 19°C au compteur.
Quelques minutes après, le commandant reprend le micro pour nous indiquer qu’il y a de belles vues sur les Alpes enneigées des deux côtés de l’appareil. Malgré les nuages, les cimes enneigées dépassent et c’est absolument magnifique !

La cabine se prépare pour l’atterrissage imminent et le PNC va même jusqu’à demander à ma voisine d’attacher son sac à main avec la ceinture du siège, car elle rechignait à le remettre sous le siège de devant. Sous mes yeux, les villages italiens se dessinent.

A 17H30 l’équipage nous remercie d’avoir été à bord aujourd’hui et nous souhaite un bon séjour dans la jolie ville de Milan.
Nous posons nos roues 8 minutes après sur le tarmac de Milan Malpensa. Notre roulage sera rapide et nous rejoignons une passerelle. Nous sommes libérés à 17H50, s’ensuit une petite marche pour rejoindre les arrivées. Les premières valises sortent dès que j’arrive devant le tapis, et la seconde sera la mienne. Très bon point !
En me dirigeant vers la sortie, j’appelle l’Ibis, qui est mon hôtel pour la nuit. Il est situé à 10 minutes de l’aéroport, accessible en navette. Ils m’indiquent que le van aux couleurs Ibis/Novotel sera là dans 15 minutes et que je dois attendre près de la sortie numéro 5. Le prix sera de 5€ car il est 18H, attention il y a certaines heures où le tarif est vraiment excessif.
Je m’exécute, et en effet moins de 10 minutes après mon appel, le van arrive. Nous serons deux à monter à l’intérieur. Un premier arrêt sera effectué au Novotel pour que ma comparse descende, puis ça sera à mon tour, avec l’Ibis situé juste à côté.
Il n’y a personne au check-in, c’est donc directement à mon tour. On m’indique que j’ai été upgrade. Très sympa ! Avant de monter, je récupère mon welcome drink au bar et réserve la navette aéroport pour 9H demain.
Ma chambre est plus grande que ce à quoi je suis habituée chez Ibis, tout comme le lit et la télé immense. Au moins je vais passer une soirée confortable avant de passer ma prochaine nuit dans l’avion.
Je commande à manger, car l’hôtel est situé dans la zone aéroportuaire et il n’y a rien de vraiment accessible. S’ensuit une soirée tranquille devant une série. Il est l’heure d’aller dormir assez tôt car la journée de demain va être très très longue.

