Voyage en Finlande en solo [07.11.21 : Aurora Village et premières aurores]

Ce matin, réveil à 8H30, je boucle ma valise rapidement et je descends prendre le petit-déjeuner. Il est ultra complet et il n’y a pas grand monde pour l’instant.

Une fois le ventre plein, j’effectue le check-out au Hilton en quelques secondes et je me dirige à nouveau vers l’aéroport. Le cheminement prend moins de 10 minutes et me voilà déjà dans le Terminal 2.

Il y a nettement plus de monde qu’hier ! Arrivée dans l’aérogare du Terminal 2 je repère directement les guichets d’enregistrement FINNAIR, au beau milieu. Tout se fait automatiquement, il faut aller récupérer son étiquette valise, l’apposer soi même, puis déposer sa valise au drop off. Le personnel passe tout de même pour aider les gens en difficulté mais sinon, rien de plus.

Une fois libérée de mon bagage, je me dirige vers le PIF, et là, horreur, cauchemar. Il y a une file à n’en plus finir.

Il est nécessaire de passer son boarding pass pour y accéder mais déjà à ce niveau là, ça coince.

Sur les 6 files d’inspections, seulement 2 sont ouvertes. Je mettrai plus de 40 minutes pour enfin arriver airside. Quel cauchemar, heureusement que j’avais vu large, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Les gens se mettent à courir dans le terminal une fois le PIF passé.

Finalement une autre file s’ouvre et tout s’accélère un peu, mais tout de même, 40 minutes c’est du jamais vu !

Je comprends pourquoi c’est si long lorsque je vois tout ce qu’il est nécessaire de sortir pour passer le filtre. Ordinateur et appareil photo certes, mais aussi téléphone, power bank, bref, il faut que je vide entièrement mon sac de matériel électronique sur la table. Ça me prendra déjà un certain temps. Lorsque je passe, bien évidemment je sonne, on me fait retirer mes chaussures, je sonne à nouveau, j’ai le droit à un petit passage au scanner avant qu’on me laisse filer pour aller ranger toutes mes affaires. Je vous laisse imaginer la scène quand on a manteau, écharpe, sac à main et sac à dos à remplir..

Bref, une fois cette étape désagréable passée, me voilà airside. Le terminal dispose de beaucoup de boutiques et de cafés/restaurants. Je me rends en porte 14 où mon vol est déjà annoncé. Il n’y a malheureusement aucun espace où s’assoir ici car la porte est située juste devant un restaurant. Je vais donc m’assoir ailleurs pour patienter les 30 minutes qu’il me reste avant l’ouverture de la gate.

A 11H je me rapproche de ma porte qui s’apprête à débuter l’embarquement. Quelques minutes après, l’embarquement par groupe est appelé. Je suis groupe 4 car tout à l’avant de l’appareil, j’embarquerai donc dans les derniers.

Comme pour le check-in, pas besoin de personnel pour faire le boarding, il suffit de scanner son boarding pass et de monter sur la passerelle. Une seule hôtesse au sol suffit pour contrôler tout ça. En tout cas, on peut dire que l’organisation est très bonne car le boarding se fait dans le calme et le respect.

Au pied de l’avion, un kit de désinfection nous est distribué. Il comprend des lingettes désinfectantes dans une petite pochette.

Je prends place côté hublot et un jeune homme sera assis côté couloir. L’embarquement se prolonge un peu car il manque des gens, sûrement des gens coincés au PIF (lol !). Finalement le boarding est complet, il est 11H25, nous sommes dans les temps. Le siège du milieu restera vide, tant mieux !

Des petits écrans sont disponibles au dessus de nos têtes, on y voit notre plan de vol et les températures.

Le commandant de bord prend la parole pour nous annoncer que nous allons bientôt décoller pour un vol d’1H20. On ne l’entend d’ailleurs pas très bien, la ventilation étant à fond.

Le push back a finalement lieu à 11H30 et pendant ce temps, les démonstrations de sécurité sont diffusées sur les écrans.

Nous décollons à 11H40 en direction du grand Nord. Plusieurs messages rappellent le port du masque et jusqu’à présent je n’ai vu que des gens le porter très religieusement, ça fait plaisir à voir.

Sur les coups de midi, un service a lieu. Les snacks sont payants mais le service de boisson est gratuit. Je demande un jus et on me sert un jus de blueberry. Très bon mais beaucoup trop sucré pour moi.

Pendant le vol, les écrans diffusent des épisodes de Friends, et je constate que beaucoup de passagers ont la tête levée, haha !

A 12H30, on nous annonce le début de la descente. Par le hublot, la vue est incroyable, les lacs sont gelés et le sol est tout blanc. Cependant, il n’y a pas autant de neige que lors de mon arrivée en Norvège il y a 2 ans.

A 12H50 les consignes sont finalement allumées, nous survolons les paysages tout blancs de la Laponie Finlandaise, ça y est, nous y sommes vraiment.

Il est 13H05 lorsque notre avion se pose à l’aéroport d’Ivalo. Nous sommes littéralement au milieu de nul part, l’aéroport ressemble à un hall de gare. Nous stationnons au large et devons regagner l’aéroport à pied. Les premiers pas dans la neige me font toujours quelque chose !

Le soleil est déjà très bas dans le ciel, ça donne le ton !

Le cheminement vers l’aéroport est relativement simple, la valise est vite récupérée.

Me voilà déjà devant la personne du Aurora Village chargée du pick up. Il s’agit d’Elisa qui est chargée de nous conduire de l’aéroport jusqu’au Village. En quelques minutes nos valises sont chargées et nous sommes 5 à monter dans le mini van avec elle.

Sur le trajet elle nous demande d’où nous venons, et nous papotons un peu. Elle doit s’arrêter quelques minutes dans un magasin et nous propose donc de sortir du van avec elle. Certains font quelques courses mais pour ma part après un rapide tour je ne trouve rien d’extraordinaire et j’avais déjà amené quelques snack de France de toute façon.

Pendant ce temps, je fais connaissance avec un frère et un sœur venus d’Autriche, vu que c’était ma destination précédente cela nous donne de quoi discuter. Ils se prénomment Julia et Simon et sont super sympas.

Nous arrivons rapidement au Aurora Village et nous sommes laissés devant la réception. Manque de chance pour ma part, ma cabine n’est pas prête, je vais devoir attendre encore un peu.

J’en profite pour aller faire un tour des lieux, appareil photo à la main. Le coucher de soleil m’offre déjà un très beau moment.

Le Aurora Village est constitué de plusieurs petites cabines avec toit de verre, un vrai endroit de rêve en plein cœur de la Laponie. Au milieu de tout ça, un champ avec quelques rennes et plein de bébés, je suis aux anges ! La réception est non loin de là, composée d’un restaurant pour le petit-déjeuner et le dîner. Il est possible de réserver toutes ces excursions ici, c’est ce que je vais faire, excepté pour les aurores boréales car j’ai déjà réservé ailleurs.

En attendant que ma cabine soit prête, je fais le tour pour m’imprégner du lieu. Je suis rejointe par mes nouveaux amis Autrichiens qui viennent contempler le coucher de soleil avec moi.

Nous sommes ensuite rejoints par un jeune homme Américain vivant à Copenhague et qui passe son dernier jour ici. Nous passons un bon moment à discuter tous les 4 et allons voir les rennes non loin de là.

Après avoir partagé un bon moment avec mes nouveaux amis, je décide d’aller voir où en est ma chambre. On me remet enfin la carte magnétique et je réserve trois excursions. La première pour aller nourrir les rennes demain matin à 10H, ainsi qu’une balade en chien de traineau à 10H30. On me pré-réserve également une balade en moto-neige, depuis le temps que je voulais essayer ! Seulement, il faut au moins deux personnes alors je dois attendre de voir si quelqu’un va s’inscrire d’ici Mardi matin, sinon ça ne pourra pas se faire. Croisons les doigts !

Le petit-déjeuner sous forme de buffet est disponible tous les matins, et le repas du soir est également inclus dans le prix de la chambre, mais il faut penser à réserver pour indiquer à quelle heure nous souhaitons dîner. Je réserve mon repas à 18H car je ne sais pas à quelle heure on va venir me chercher pour les aurores boréales.

Je découvre enfin ma cabine, la numéro 12, en plein milieu des bois avec son toit de verre. Le rêve ! Sur le lit, des couvertures en peau de bête et un plateau avec des boissons m’attendent. Il y a également une machine à café et à thé, histoire de se réchauffer un peu.

Rassurez-vous, il fait très bon dans les cabines, la température est programmée à 21°C mais si vous êtes plus frileux, vous pouvez demander à augmenter, ça se fait directement depuis la réception.

Je m’inquiétais un peu de la lumière du jour mais en fait, un grand rideau permet de cacher la vue afin de pouvoir dormir dans le noir complet.

Je défais un peu mes affaires et retourne dehors profiter des alentours pendant que le soleil fini sa descente. Cette fois il fait vraiment nuit, il est à peine 15H30.

Sur les coups de 16H, sans nouvelle de la compagnie qui doit m’amener voir les aurores, je décide d’envoyer un message à Janne avec qui j’avais échangé par mail et qui devait m’appeler en fin d’après-midi pour me tenir au courant.

Finalement il me téléphone quelques minutes après pour m’indiquer que le temps est convenable aujourd’hui mais qu’il sera encore meilleur demain. Il me laisse de choix de faire aujourd’hui et/ou demain. Je lui confirme mon envie de faire les deux, je suis venue pour ça alors allons-y ! Il me dit alors qu’il viendra me récupérer vers 19h45 mais de rester au chaud dans ma cabine, il me préviendra lorsqu’il arrivera vers l’Aurora Village. Il me précise également qu’il demande à tout le monde de porter un masque durant le trajet ce que je trouve tout à fait normal.

Peu avant 18H, je me rends au restaurant pour mon dîner. Je retrouve mes nouveaux amis et nous prévoyons déjà de nous retrouver le lendemain matin pour déjeuner ensemble.

Après le dîner, je me pose un petit instant dans ma cabine en attendant l’appel de Janne de la compagnie Northern Lights Riders.

A 19H50 il me prévient qu’il sera là dans quelques minutes, j’enfile quelques couches de vêtements supplémentaires, et c’est avec mon trépied sur le dos que me voilà partie devant la réception où le van m’attend.

C’est Janne en personne qui m’accueille, il y a déjà une femme Finlandaise avec lui et nous allons récupérer une troisième personne en chemin à Inari.

Ce soir, la visibilité semble pas trop mal dans le Nord, nous allons donc aller assez loin pour tenter de trouver des aurores boréales, mais je n’en doute pas, Janne fera tout ce qu’il peut pour ça.

Nous prenons la route jusqu’à Inari où nous récupérons un jeune homme Canadien. Pendant la route, Janne scrutera le ciel à plusieurs reprises. L’activité solaire et là, nous voyons déjà les prémices de l’aurore qui arrive droit sur nous si on en croit la carte. Janne veut qu’on arrive le plus rapidement possible dans la région d’Utsjoki, tout au Nord, à plus de 100km de là.

Une fois sur place, malgré un pylône mal placé, nous pouvons tout à fait distinguer une aurore même si elle est peu visible à l’œil nu pour l’instant. Nous restons ici un bon moment à faire plusieurs photos et Janne prend également de beaux clichés. Ce qui est super c’est qu’il est vraiment là pour nous aider dans nos prises de vues, car nous prenons tous les 3 des photos sous les conseils avisés de Janne. Il ira même jusqu’à me proposer son objectif car il est compatible avec mon boitier, j’aurai donc le privilège de tester son matériel pour quelques photos. Question d’habitude et de connaissance, je reviens quand même relativement vite au mien.

Nous continuons de shooter avec des temps de poses plus faibles à mesure que l’intensité de l’aurore augmente. Elle devient bien visible à l’œil nu mais n’évolue pas beaucoup. Je suis surprise car je ne ressens pas tant le froid que ça pour l’instant. Il fait -10°C mais ce n’est pas si pire que ça, je vous le promet ! Forcément, rester dehors sans bouger est le pire dans ces circonstances, mais à force de faire les cents pas et de sautiller un peu sur place, nous arrivons à retrouver un peu de circulation sanguine.

Nous sommes ici juste en dessous de la voie lactée que je me plais à photographier.

A chaque fois que l’intensité de l’aurore diminue, nous allons nous réfugier dans le van.

C’est l’heure d’une pause bien méritée avec du thé et des gâteaux. De quoi se remettre en jambe, car l’aventure n’est pas finie ! Janne décide de reprendre la route vers le Sud cette fois, car une activité semble visible au delà des arbres. Nous rejoignons donc la région de Suavviljuuvas et faisons un arrêt sur un petit parking. Les lieux sont encore plus sympas que tout à l’heure et l’aurore arrive bien plus fort que précédemment. Nous distinguons ses mouvements et la voyons même un peu danser sous nos yeux, même si elle reste faible et assez « classique ».

Nous réinstallons nos appareils pour refaire des photos pendant de longues minutes. Ce soir, nous voyons également beaucoup d’étoiles filantes.

Au bout de 30 minutes, de gros nuages apparaissent, ça sonne l’heure de fin, et surtout, il nous reste pas mal de route à faire pour regagner Ivalo.

Sur le chemin du retour, la chasse se poursuit quand même. Nous laissons notre ami Canadien à son hôtel mais Janne continue de surveiller le ciel à la recherche des fameuses lueurs. Il prend une route reculé pour nous amener un peu sur les hauteurs, mais non, il n’y a plus rien. Ça sonne vraiment la fin de la chasse cette fois !

Il est plus d’une heure du matin lorsqu’on arrive au Aurora Village et Janne me fait même le plaisir de me déposer juste devant ma cabine avant de me dire « à demain ».

Une bonne douche chaude et au lit ! Je mettrai du temps à m’endormir car mon corps n’arrivait pas à se réchauffer après ces longues heures en extérieur.