Voyage à Riga en solo [J3 : Riga Castle & Quartier Art Nouveau]

Réveil à 9H ce matin, et comme hier, la météo s’est trompée. Le ciel est moins bleu qu’hier mais on ne peut pas dire qu’il fait moche pour autant.

J’ai accès au petit-déjeuner buffet dans le prix de ma chambre, et ce dernier est à prendre dans le bar d’en face.
Ils disposent d’une terrasse qui donne dans la petite cour intérieure. Le lieu est très agréable. Moi qui n’ai pas trop l’habitude de prendre des petits-déjeuners, je fais une exception ici.

Je repars sur les coups de 10H à la conquête de la ville. Cette fois, direction le Château de Riga. Je traverse le centre-ville que je commence à bien connaître.

En chemin je retombe sur la charmante Église Notre-Dame-des-Douleurs qui est ouverte cette fois. L’entrée est gratuite alors j’en profite pour aller la visiter rapidement. Malheureusement, il y a des travaux donc il n’y a pas grand-chose à y voir actuellement.

Le Riga Castle se trouve à deux pas de là. Des soldats montent la garde devant l’entrée principale, il faut rejoindre une petite rue sur le côté pour accéder à l’entrée du public.
La visite coûte 8€ et se déroule sur les 4 étages du château ainsi que le sous-sol. Pour être plus à l’aise, on peut déposer nos affaires dans des casiers et il y a même un vestiaire. J’imagine que l’hiver, ça doit être très utile.
On m’invite à commencer par le sous-sol, je m’exécute donc. Il n’y a pas grand monde donc la visite est très agréable.

Un audioguide est disponible (via un QR code), mais ça ne me dit trop rien. Il faut savoir que je n’aime pas trop ce genre de visite en temps normal mais j’étais tout de même curieuse de voir l’intérieur de ce château.

Le sous-sol est très joli, on voit les voûtes médiévales d’origine au milieu des salles d’expositions. Aujourd’hui, ces caves accueillent l’exposition « Livonian Castles », consacrée à la Livonie médiévale. On y voit même un système de chauffage à air chaud vieux de 600 ans.

Passons à présent aux étages supérieurs. Il n’y a rien à voir aux niveaux 1, 2 et 3, il faut se rendre au 4ième niveau pour découvrir la suite de l’exposition. Ici, on y découvre notamment des costumes traditionnels, différents selon les régions, ainsi que des objets de la vie quotidienne qui montrent comment vivaient les Lettons autrefois.
J’y ai appris que la Lettonie a été sous domination russe jusqu’à son indépendance en 1918. Elle a ensuite été occupée par l’URSS en 1940, avant de retrouver son indépendance en 1991.

Cette salle est plutôt grande et avec pas mal de choses à lire et à regarder. Je la trouve plus intéressante que celle du sous-sol.
Un petit escalier permet ensuite de monter au dernier niveau. Ici, il n’y a rien à voir à l’intérieur, c’est plutôt la vue sur la ville qui a son intérêt.

Après quelques marches supplémentaires on peut aussi apercevoir le haut de la tour du château.
Je trouve le château relativement grand mais sous-utilisé pour les expositions, c’est dommage.

Après une grosse heure de visite, il est temps de redescendre. Il y a des bancs partout pour se poser donc c’est plutôt une visite tranquille.

Dehors, il fait plutôt beau, une alternance de nuages fins et de soleil, mais aujourd’hui il y a un vent plutôt froid, donc je suis contente d’avoir ma doudoune avec moi.

Juste à côté du château je repère une église qui n’était pas sur mon planning, comme beaucoup d’autres. Riga est vraiment remplie de belles églises cachées.
Il s’agit de la St. Saviour’s Anglican Church, la seule église anglicane de Lettonie. L’entrée y est gratuite et la visite très rapide.

De retour dans le centre-ville, je remarque que je me repère parfaitement. Je repasse alors devant l’église Saint-Jacques que j’avais déjà repérée hier. Elle était fermée donc je n’avais pas pu la visiter. C’est donc l’occasion de rattraper ça. Au final, elle est mignonne mais toujours très simple.

Je remonte ensuite dans le centre-ville pour aller manger car il est déjà plus de midi.

Je me pose en terrasse pour déjeuner et poursuis ensuite ma visite vers le Parc Bastejkains. C’est un joli écrin de verdure au milieu de la ville. Le canal sépare le parc en deux et est même aménagé avec des péniches.

Au centre de la place trône le Monument de la Liberté, c’est devenu le symbole de l’indépendance lettone car il commémore les soldats morts pendant la guerre d’indépendance lettone.

J’arrive ensuite devant la cathédrale orthodoxe de la Nativité du Christ. Impossible de la rater avec ses énormes coupoles dorées. Cette cathédrale construite au XIXᵉ siècle sous l’Empire russe a par la suite été transformée en planétarium, et elle est aujourd’hui redevenue un lieu de culte.

La visite est gratuite, mais ce qui me plaît le plus, c’est sa jolie forme qu’on repère de loin.
À l’intérieur, de magnifiques peintures et des dorures par milliers. Malheureusement, la prise de photo est interdite. Visiblement, cette règle est difficile à comprendre pour certains.

Juste à côté de l’église se trouvent l’Académie d’Art et le Musée national d’art, deux magnifiques bâtiments qui matérialisent l’entrée dans le quartier d’Art nouveau.
Je me suis ensuite promenée dans les rues Alberta et Elizabetes afin de voir leurs magnifiques maisons.

Les façades sont colorées et très travaillées avec une multitude de sculptures, de visages et de motifs végétaux.

J’ai vraiment beaucoup aimé ces ruelles, c’est une jolie visite en cet après-midi ensoleillé.

Je suis ensuite repartie en direction du centre-ville où chaque rue était remplie de cafés.
En chemin, je m’arrête au Costa Coffee pour me prendre un petit quelque chose à boire. Il faut compter 4€ pour un grand caramel macchiato, ce qui est plutôt correct quand on compare aux prix en France.

Quelques minutes plus tard je suis déjà de retour dans les ruelles de la vieille ville. Il est 15H30 quand je regagne l’hôtel pour me poser un peu.

Demain je voulais monter au sommet de l’Académie des sciences mais la météo me semble incertaine. Vu que jusqu’à présent tout était faux sur les prévisions, je préfère ne pas prendre de risque. Actuellement le ciel est plutôt voilé et il y a du vent, mais je me motive à y aller maintenant.

Avant de prendre la direction de l’Académie des sciences, je reviens sur la place de l’Hôtel de Ville afin de me rendre à l’Office du Tourisme. J’y récupère quelques brochures et je demande où acheter un timbre car je n’en ai toujours pas trouvé. Ça sera ma mission de demain !

Après de nouvelles photos face à la Maison des Têtes Noires, je repars dans le sens opposé.

Je traverse des petites ruelles remplies de cafés avant d’arriver devant le canal.

D’anciens tramways sont encore opérationnels, au milieu des véhicules plus récents. Ils ont beaucoup de charme !

J’arrive devant le marché central de Riga qui me fait une drôle d’impression. Les stands extérieurs vendent beaucoup de fruits/légumes mais j’en trouve malgré tout un qui expose des magnets à seulement 1€.
Prévoyez du cash pour ce genre de petites dépenses.
Le marché intérieur lui, est surtout alimentaire, et je n’aurai pas l’occasion de trop le voir car à 17H30, tous les marchands étaient déjà en train de ranger leurs affaires. La fermeture étant à 18H.

Direction à présent l’Académie des sciences que je voulais absolument visiter.
Le quartier est un peu glauque dans les environs. Il y a pas mal de SDF et de personnes ivres qui se déplacent avec des bouteilles d’alcool. C’est très différent du centre historique.
Après quelques minutes de marche, l’immense monument se dresse devant moi.

Construit dans les années 1950, ce souvenir de la période soviétique devait initialement être un immense « palais des kolkhoziens », avant de devenir le siège de l’Académie des sciences. Les Riganais l’ont surnommé, avec un certain humour, le « gâteau d’anniversaire de Staline ». Difficile d’ignorer ce gigantesque bâtiment.

L’entrée coûte 8€ et il suffit de prendre son billet à la borne automatique.
L’ascenseur me permet d’accéder au 15ième étage, mais pour rejoindre la plateforme d’observation il y a encore 2 niveaux à monter à pied.
Au sommet il y a un vent de folie. Forcément, à 65 m de haut, ça n’aide pas ! Le plus surprenant c’est que je suis toute seule.

La plateforme fait tout le tour et permet d’avoir diverses vues sur Riga. C’est très complémentaire avec la vue d’hier depuis l’Église Saint-Pierre, car ici, nous sommes plus loin du centre-ville.

Évidemment, les grandes églises dépassent allègrement du centre-ville. La rivière Daugava et les divers ponts qui la traversent sont facilement repérables de là-haut, de même que le marché central juste en dessous.

On voit très bien la tour de la TV d’ici, elle est vraiment immense, il est dommage qu’elle soit fermée au public.

Après avoir profité de la vue, je fais marche arrière. Il est 18H et le soleil commence déjà à diminuer.

Retour à l’hôtel après une bonne journée de visite. J’ai encore plus de 15 km dans les pattes mais je suis ravie de toutes ces découvertes.
Je me prends de quoi manger dans ma chambre et me pose au calme devant une série pour terminer la soirée.
Demain, j’aimerais me rendre sur la côte si le temps le permet.

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