Voyage en solo en Suède [10.11.22 : Balade dans Kiruna sous la neige]

Ce matin je me réveille peu avant 10H. Dehors, je constate que beaucoup de neige est tombée cette nuit à nouveau. Aujourd’hui, la température affiche -6°C ressenti -8°C mais il ne neigera pas malgré un ciel tout blanc.

Aujourd’hui je voulais prendre le temps d’aller refaire un tour en centre-ville afin de revoir Kiruna sous la neige. Les paysages sont complètement différents de Lundi.

Je prends la direction du centre et repars dans le parc Jarnvagsparken où je retrouve la jolie petite cabane, cette fois sous son beau manteau blanc.

Depuis ce parc, on a une vue plongeante sur la mine, qui fonctionne non-stop.

Juste à côté, je reconnais la place où je m’étais rendue le premier jour avec sa grande pioche.

Dans le seul bâtiment ouvert se trouve l’Office du Tourisme et une boutique traditionnelle, Sven Hornell, où on trouve beaucoup d’œuvres faites mains et quelques souvenirs également.

J’en profite d’être là pour aller manger dans le coin, 3 restaurants se battent en duel, mais l’avantage c’est qu’il est simple d’y être seul.
Les rues sont toujours aussi désertes, on dirait qu’il n’y a vraiment aucune âme qui vive dans le coin. La plupart des magasins sont fermés et indiquent leur nouvelle adresse dans le nouveau centre, à 3km de là.

Je poursuis ma balade le long du parc jusqu’à la station de bus et en profite pour découvrir quelques monuments à la gloire de la mine. Il faut dire qu’elle a un gros impact sur la vie de tous les habitants.

Je vois l’église non loin de là alors j’en profite pour y retourner afin de la voir sous la neige. La lumière est très belle avec toute cette neige au sol.

A quelques pas de l’église on se croirait au milieu de nul part avec ce joli parc remplis d’arbres enneigés.

En remontant vers la ville je m’arrête dans une seconde boutique artisanale, Carl Wennberg, où j’y trouve enfin une carte postale. Difficile de trouver des souvenirs ici, il n’y a vraiment rien :(
On peut en revanche se consoler avec ces paysages enchanteurs.

Durant ma balade, je reçois un message de Onur avec les liens pour télécharger les photos des deux premières chasses via Dropbox, super !
La ville est comme arrêtée, gelée. Se balader au milieu de ce silence et en prendre plein les yeux est vraiment un pur bonheur.
Je croise un habitant qui me voit prendre la rue en photo, il viendra discuter avec moi tout en prenant lui aussi quelques photos. Il est Suédois et après avoir passé toute sa vie à Stockholm, il a décidé de s’installer ici pour ses vieux jours. Il regrette que la ville soit déserte et attend son tour pour aller s’installer dans le nouveau centre-ville. Cet échange avec lui m’a beaucoup touché.

Je reprends le chemin vers le Camp Ripan mais je ne m’arrête pas à ma cabine cette fois. Je m’engouffre dans le parc Midnattssolstigen dont l’entrée se situe juste en face des cabines du Camp Ripan. Les arbres ont complètement givré, c’est absolument magnifique. Je fais quelques photos à l’entrée du parc, inutile d’aller très loin pour se retrouver au milieu de la nature Laponne.

Il est 15H quand je retourne enfin à ma cabine. J’ai bien mérité de prendre un petit thé au chaud dans ma chambre après cette petite balade.

Après une bonne douche, je me prépare pour rejoindre la réception, ma petite routine du soir est bel et bien en place maintenant ! A 17H30 me voici à attendre Dimitri pour une nouvelle nuit de chasse.

Je suis la seule personne récupérée au Camp Ripan ce soir, nous ferons un arrêt dans le nouveau centre-ville pour récupérer deux autres groupes. Une fois le van au complet, nous voilà parti.

Nous faisons connaissance avec deux hong kongais, 2 new yorkaises, une canadienne et une suédoise.
Dimitri nous dit que nous devrions trouver facilement un ciel dégagé ce soir du côté d’Abisko sans aller trop loin cette fois.

Nous arrivons une bonne heure plus tard à Abisko où nous rejoignons Onur et 4 autres personnes. Nous allons de nouveau partager un repas tous ensemble et j’écoute pour la troisième fois Onur briefer tout le monde sur le fonctionnement de la chasse et sur la formation des aurores boréales.
Nous partons ensuite à deux vans, non loin d’ici, nous poser sur un parking désert. Finalement, nous reprenons vite la route car les nuages ont l’air de se rapprocher dangereusement d’ici.

Nous nous arrêtons un peu plus loin, dans le coin de Vassijaure, au bord du lac éponyme. La frontière Norvégienne est tout prêt, mais ce soir nous ne la franchirons pas.

Après une petite marche dans une neige assez profonde, nous voici devant le lac. C’est l’endroit idéal pour lancer un feu de camp afin de nous réchauffer. Je fais connaissance avec Sunny, une Canadienne récemment venu s’installer à Barcelone pour l’année et avec mes deux nouvelles amies New-Yorkaises (le sujet est tout trouvé bien sûr !)

Quelques chocolats et tasses de thé plus loin, nous rigolons certes beaucoup tous ensemble, mais la météo commence à se gâter.

Dimitri nous fait signe de plier bagage, les nuages arrivent beaucoup plus vite qu’annoncé, il faut partir. Les webcams des alentours ne semblent pas très optimistes, mais personne ne baisse les bras.

Nous remontons en voiture, cette fois pour rejoindre Abisko et le Turiststation, point d’observation bien connu et souvent placé sous un ciel dégagé. Le Turiststation est situé sur un haut sommet, au milieu du parc national d’Abisko, ça en fait un lieu idéal pour observer les aurores si vous n’avez pas l’opportunité de partir en chasse. Malheureusement aujourd’hui, les nuages auront été plus rapides que nous et toute la région semble recouverte d’une épaisse couverture nuageuse.

Cela signe la fin de la chasse pour aujourd’hui, nous regagnons les locaux de Lights of Vikings et il est temps de nous dire au revoir. Onur est très déçu pour ceux qui ne pourront pas revenir mais offre à tout le monde une nouvelle chasse dès qu’ils le souhaitent. Nous savons pourtant que rien n’est jamais garanti et qu’ils ne sont pas maitres de la météo ni des aurores boréales, ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient mais parfois, ce n’est juste pas possible.

Nous revoilà partis sur le chemin en direction de Kiruna avec Dimitri, alors que la neige arrive de plus en plus en notre direction.

Il est un peu plus d’une heure du matin quand je suis déposée au Camp Ripan. C’est sous de fortes chutes de neige que je rejoins ma cabine pour une bonne nuit de sommeil.