Voyage en Islande [28.10.18 : Visite de Reykjavik et route vers le Cercle d’Or]

Ce matin, nous sommes réveillés à 8H, merci le décalage horaire ! Nous préparons nos affaires dans la lueur lugubre de la chambre puis nous descendons pour check out l’hôtel. Il est à peine 8H30 quand nous arrivons devant notre voiture pour y déposer nos valises. Nous ne gardons que nos sacs à dos et partons affronter le climat Islandais. Ce matin il fait en fait plutôt chaud, on est un peu trop habillés. On compte 6°C au compteur ! Un exploit !

Nous repartons à pieds en direction de l’église en reprenant le même chemin qu’hier soir. Il n’y a pas plus de monde dans les rues, c’est toujours aussi désert.

Il n’est pas encore 9H quand nous arrivons devant l’église Hallgrímskirkja, le ciel s’est un peu éclairé depuis que nous sommes parti, le soleil se lève, enfin le soleil.. On va dire que le ciel n’est plus si sombre mais on ne peut pas dire que le soleil se lève non plus ! Le ciel est tout blanc, ça sent le froid, la neige, bref ça sent l’Islande quoi.

L’église ouvre à 9H pile, un homme nous laisse entrer en nous disant « Welcome to the church » au moins le ton est donné. Nous entrons dans l’église dont l’intérieur est tout blanc, ça fait très lumineux. Il n’y a strictement rien au mur, pas de vitrail, pas de statue, rien, c’est très sobre. Il s’agit d’une église luthérienne, il ne faut pas s’attendre à y trouver Jésus sur sa croix !

Une fois le tour fait, nous attendons que la boutique ouvre pour nous délivrer les billets pour monter au sommet. Il nous en coûte 1000ISK par personne. A cela, nous rajoutons quelques souvenirs, 2 cartes postales et un magnet pour moi. Même dans l’église ils prennent la carte bleu et surtout le sans contact et Samsung Pay. C’est assez drôle, ça va être notre pari durant tout le séjour : arriver à payer tout en Samsung Pay, sans sortir la carte bancaire !

On monte aussitôt par l’ascenseur situé dans l’entrée. Là, personne ne nous contrôle les billets, vive la confiance en Islande ! C’est pas en France qu’on verrait ça. Nous montons au huitième étage par nous même et devons ensuite monter les deux derniers étages à pied. Depuis cet étage, nous voyons la grande horloge visible depuis une bonne partie de Reykjavik.En haut, il fait froid mais l’étage reste couvert. Nous pouvons voir tout Reykjavik vu que c’est une ville relativement basse. D’un côté, l’aéroport (de Reykjavik, pas de Keflakvik), de l’autre quelques ruelles puis le bord de mer. C’est marrant, toutes les maisons sont colorées, c’est sûrement pour contrer le temps neigeux qui règne une bonne partie de l’année sur la région.

Le tour est vraiment très rapide, après 5 minutes de photo, nous redescendons déjà.
En sortant, je refais quelques photos de cette belle église en prenant du recul car elle est tellement immense qu’il faut traverser la route pour bien pouvoir la voir. Un drapeau Islandais est d’ailleurs en train d’être dressé juste à côté.

Un monsieur est en train de monter un drapeau Islandais à côté de l’église, ça me fait de jolies photos du coup ! :D

Nous nous dirigeons maintenant vers « Sun Voyager », alias « Sólfar », le célèbre navire Viking en acier situé en bord de mer. Il s’agit d’un monument très représentatif de Reykjavik et de l’Islande en général. Le bout du bateau pointe là où le soleil se couche. En parlant du soleil, il fait maintenant totalement jour mais toujours aucun soleil à l’horizon.

En chemin, nous nous arrêtons manger un pain au chocolat dans une boulangerie Islandaise. Ce qu’on voyait par la fenêtre nous paraissait plutôt appétissant. Verdict ? Un peu trop salé et un peu trop cuit mais sinon c’est vraiment pas mal pour une viennoiserie réalisée en dehors de la France. Entre l’église et le bord de mer nous devons traverser plusieurs ruelles de maisons colorées. Nous ne croiserons que très peu d’âmes dans les rues, cela donne l’impression d’être vraiment tout seul.

Nous arrivons finalement devant le célèbre Sólfar. Le bateau est plus grand que ce que je pensais ! Il y a quelques touristes qui se prennent en photo devant mais ce n’est pas la cohue, chacun attend son tour. Après quelques photos du bateau, nous continuons à marcher en longeant la rive face à la mer.

Nous arrivons devant l’Harpa, la célèbre salle de concert ultra futuriste. Nous entrons à l’intérieur, il y fait vraiment chaud ! Une petite pause toilette s’impose, et nous en profitons pour faire le tour du batiment. Le plafond est magnifique, je comprends mieux pourquoi ce batiment a gagné des prix. Au sous-sol, un film y est projeté mais il est payant alors on ne tentera pas le diable.

Après cette courte visite, nous partons en direction du lac Tjörnin, pour cela nous traversons une grande partie du centre ville. Une grande boutique H&M se dresse devant nous, le début des grandes enseignes sûrement, le reste ne sont que des boutiques inconnues pour nous. Quelques enseignes sont tout de même ouvertes en ce Dimanche.

Nous arrivons devant le lac qui est généralement glacé l’hiver, là il ne l’ai pas du tout ! Nous retrouvons quelques touristes (des français comme partout en Islande j’ai l’impression !) qui prennent quelques photos et nourrissent les oies présentes (quelle merveilleuse idée….-_-). Canards, oies, mouettes se battent pour quelques bouts de pain.

Nous arrivons ensuite en centre-ville et remontons la rue Laugavegur, la rue commerçante de Reykjavik. Beaucoup de touristes se baladent, on croise quelques Islandais également qu’on reconnait assez facilement. Nous entrons dans une boutique souvenirs où je m’achète 3 bricoles pour un prix vraiment exagéré mais bon, je ne prendrai rien d’autre de tout le séjour à part ce stylo et ce porte clé.

Il est 11H30, nos estomacs commencent à crier famine. On se dirige alors vers une pizzeria pour se sustenter. Il se met soudainement à pleuvoir durant notre repas, ça tombe bien, nous n’avons rien de prévu pour le reste de la journée ! Nous avons juste des courses à faire et 1H30 de route pour rejoindre notre prochaine étape. Reykjavik ne nous emballe pas plus que ça, on n’a aucun intérêt à rester plus longtemps que ça. C’est décidé, on repart maintenant.

Nous remontons la rue commerçante sous la pluie, jusqu’à arriver à notre hôtel où nous sommes toujours garés.

Une fois revenu à la voiture nous nous empressons de ranger nos affaires mouillés pour partir. Les sièges chauffants de la voiture font toujours autant de bien ! Nous nous dirigeons vers le magasin Bónus situé sur notre chemin pour rejoindre Lauvergatn. Bónus est une grande chaine de magasins Islandais, il y en a un peu partout, des grands, des petits… Nous avons vu plusieurs petites supérettes en ville mais là nous voulions pouvoir nous y garer pour faire de plus grosses courses.

Nous nous arrêtons sur le parking du grand centre commercial et faisons nos courses pour déjeuner les midis, lorsque nous serons sur la route. On ne s’inquiète pas de prendre du frais, avec le froid qu’il va faire, ça ne risquera rien à rester dans la voiture ! :D Nous trouvons quelques curiosités locales mais aussi beaucoup de valeurs sûres.

Nous reprenons finalement la route à 13H45 en direction de Lauvergatn. Notre hôtel se trouve en dehors de la ville, à 10 minutes, en direction de Geysir. Le chemin se passe très bien, malgré la pluie parfois abondante. Il est très facile de conduire en Islande, les routes sont très bien indiquées et puis impossible de se perdre, il n’y a que très peu d’intersections.

Les paysages sont magnifiques, il n’y a pas de neige mais on voit les montagnes énormes toutes vertes devant nous. Au bout d’un moment, on ne voit plus que des murs de nuages sur les côtés. Le temps est vraiment affreux, c’est un paysage lunaire devant nous.

Nous arrivons sur les coups de 15H devant EftsiLadur, notre hôtel de ce soir. Enfin, notre hôtel… c’est un hôtel plutôt particulier puisqu’il s’agit d’un chalet tout en bois, construit en enfilade, sur les terres d’une ferme. La famille EftsiLadur habite cette ferme depuis 300 ans. 7 générations se sont succédé et depuis quelques années, ils s’essayent également à l’hébergement. Ces petits chalets existent en version salle de bain commune ou en version salle de bain privée (ce qu’on a prit), avec la possibilité d’utiliser un jacuzzi commun situé à l’extérieur. Enfin, une version familiale existe, avec jacuzzi privé.

En arrivant devant l’entrée de la ferme, nous nous dépêchons de rejoindre la réception sous la pluie battante. Des chiens sont là pour nous accueillir, ils sont trempés mais semblent heureux de jouer avec les passants qui les caressent.

Une hôtesse nous accueille et nous remet la clé de notre chalet. Elle nous indique également où se trouvent le café et le restaurant, et que nous pouvons utiliser les jacuzzis à côté de notre chalet, prendre une glace, ou aller voir les vaches. Un petit déjeuner est également proposé en supplément mais nous ne le prendrons pas.

Pour rejoindre l’emplacement des chalets, nous devons reprendre la voiture et faire à peine 300m pour nous garer juste devant.

Le chalet est mignon, cosy, encore une fois il n’y a pas trop de lumière dans la pièce. Il n’y a pas de télé non plus, mais la chambre est suffisamment grande pour y déposer nos valises, faire sécher nos affaires mouillés, etc. Ça sera suffisant pour 2 nuits en tout cas !

Après avoir pris possession des lieux, nous repartons dans le bâtiment de la réception pour aller prendre une glace. Les glaces sont faites avec le lait des vaches de la ferme. Les vaches sont d’ailleurs visibles grâce à des vitres juste derrière. Dans un petit enclos, on peut aussi voir 3 petits veaux. C’est vraiment super mignon ! Les glaces sont délicieuses ! Nous passons un petit moment à regarder les vaches brouter leur paille et les fermiers travailler.

Nous montons ensuite voir le menu du restaurant de la ferme. C’est le seul restaurant dans le coin donc heureusement, le menu nous convient, nous y mangerons donc ce soir.

Nous repartons dans notre chalet mais en chemin, j’en profite pour aller caresser un des trois petits vaux qui passe sa tête à travers les barreaux de son petit enclos. Trop mignon !

Entre temps, il ne pleut plu du tout. Nous profitons de cet accalmie pour faire voler un peu le drone dans les alentours. Il n’y a pas grand-chose à voir à cause du brouillard sur la montagne d’en face mais bon… Nous nous posons tranquillement dans notre chalet une grosse heure.

A 18H30 nous partons manger au restaurant de l’hôtel, sous une pluie torrentielle. Le repas n’est pas donné encore une fois mais bon, on ne peut pas dire qu’il y a le choix ici…  Le restaurant est situé juste au dessus de la réception et du café.

Des burgers sont proposés avec des produits locaux… ah ben avec les vaches juste à côté c’est sûr qu’on se fait rapidement une idée.. (snif !). Il y a tout juste quelques tables d’occupées. Nous avons une nouvelle fois vue sur l’étable mais cette fois à l’étage. Les vaches sont en train de déguster les bottes de paille toute fraiches qui viennent d’arriver.

En sortant du restaurant, je fais un dernier petit câlin au veau qui passe sa tête par les barreaux, ça fait toujours plaisir. En ressortant ce n’est plus vraiment de la pluie mais de la neige fondue qui tombe du ciel.

On rentre ensuite dans notre petit chalet pour y passer la soirée à guetter les aurores boréales. Il y en a qui se forme dans le coin alors nous regardons si elle s’approche de l’Islande ou non. En ouvrant le store pour surveiller dehors… C’est tout blanc !! Il neige à gros gros flocon et le sol est maintenant recouvert.

Ils annoncent de la neige toute la nuit donc demain, tous les paysages seront blancs. C’est dingue comme tout change vite ici. Je vais pouvoir visiter le cercle d’or sous la neige, c’est génial !

Je monterai quand même le trépied avec mon appareil dessus pour essayer de faire une pose longue. C’est comme ça qu’on peut détecter le début d’une aurore boréale, le capteur de l’appareil, plus sensible que l’œil humain, détectera déjà la lueur verte alors que ça sera juste tout blanc dans le ciel. Ici ce n’est toujours pas le cas, et avec la neige qui tombe les probabilités s’éloignent grandement même si nous sommes en plein dans la zone d’après le site aurores-boreales.com. Tant pis, ça sera pour un autre jour.

Nous nous endormons vers minuit.

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