Voyage en Finlande en solo [15.11.21 : Retour en France]

Il est 4H, l’heure de se réveiller après une trop courte nuit. Je rassemble mes dernières affaires et me rends à la réception pour check-out ma chambre. Finalement, cela ne me prendra que quelques minutes. On m’indique qu’un « early breakfast » est disponible mais je n’ai vraiment pas faim.

Me voilà partie en direction de l’aéroport. J’arrive quelques minutes après au terminal 2 où il y a étonnamment déjà pas mal de monde. Heureusement, le terminal ne ressemble pas à Dimanche dernier tout de même. Petite surprise, les escalators pour rejoindre les banques d’enregistrements ne fonctionnent pas. Pendant que les gens galèrent avec leur valise dans les escaliers, je parviens à trouver un ascenseur. Il est 4H30 quand je m’en vais rejoindre les guichets AirFrance/KLM. En cette heure très matinale, il y a déjà une queue conséquente ! J’avais reçu un SMS il y a 2 jours me demandant d’être présente pour 4H30 à l’aéroport afin de passer les contrôles COVID. Je trouvais ça un peu exagéré mais pourtant je m’y suis pliée. J’attendrais une bonne trentaine de minutes afin de pouvoir enfin accéder à un guichet. On me délivre ma carte d’embarquement et on enregistre ma valise. Petit contrôle du certificat de vaccination et c’est tout bon. L’accueil n’est pas plus souriant que cela, c’est vite expédié.

Je passe la sécurité plus rapidement cette fois mais je dois à nouveau retirer tout l’électronique de mon sac et même mes chaussures. Les portes d’embarquements se séparent entre les portes internationales et locales. Je me dirige quant à moi vers la porte 30, côté international. Un dernier contrôle du boarding pass et je déambule dans les couloirs. Tout semble fermé à l’exception d’un café. Décidément je ne verrai cet aéroport que vide ! haha

Je n’ai pas accès à ma carte d’embarquement sur l’application mais j’ai à nouveau accès à la sélection des sièges et je constate que ma rangée est pleine. Je décide alors de payer l’upgrade en Confort+ pour au moins avoir plus de place. La rangée est libre pour le moment, et jusqu’à présent, en faisant cette technique au dernier moment j’ai toujours réussi à avoir une rangée pour moi toute seule !

Je me rends en porte 30 où il y a déjà pas mal de monde qui attend. L’avion est lui aussi déjà en porte. Comme il n’est que 5H j’ai largement le temps d’aller me poser chez Espresso House situé juste à l’étage du dessus pour aller me prendre un café (je vais en avoir besoin de plusieurs aujourd’hui je sens).

Je reviens une petite heure après, il est alors 6H quand je me pose en porte. Il y a pas mal de place assise, c’est un bon point.

Les PNC arrivent une quinzaine de minutes après et un agent au sol reste à la disposition des passagers. J’en profite pour aller faire imprimer ma nouvelle carte d’embarquement avec mon nouveau numéro de siège car je ne l’ai pas sur l’application. J’aperçois des gens en standby qui obtiennent finalement une place, le vol va sûrement être complet.

A 6H30 l’embarquement débute, aucune mention des priorités Business et Skypriority, les zones 1 et 2 embarquent simultanément, s’en suit la zone 3 (la mienne).

Je prends place en 5F, pour le moment la rangée est vide. Le commandant de bord nous souhaite la bienvenue tout en expliquant que, le vol étant complet, il est nécessaire de stocker les petits bagages sous le siège devant nous.

L’avion est un 737 avec d’énormes racks à bagages pourtant.

Le rang est finalement rapidement plein, comme tout l’avion. Comme je le disais, parfois ma technique fonctionne mais parfois non. Au moins je ne serai pas coincée car l’espace est bien mieux sur ces sièges Confort+ de toute manière. Ils sont également équipés de têtière mais c’est un détail.

Le commandant de bord prendre la parole plusieurs fois durant l’embarquement pour rappeler que le vol est plein. Il est 6H55, nous devons attendre le chargement des derniers bagages avant de pouvoir partir. Il faudra aussi se faire dégivrer les ailes avant le départ, mais le temps de vol ne sera que de 2H jusqu’à Amsterdam.

Malgré que le chargement des bagages soit effectué, nous ne bougeons toujours pas d’un iota. On nous indique alors qu’en raison d’un problème sur un logiciel de l’avion, nous partirons en retard. Ils vont essayer de le faire fonctionner à distance avec l’aide d’Amsterdam mais ils ne peuvent pas estimer l’heure de départ pour le moment.

Finalement à 7H25 nous apprenons que le système est réparé et que nous allons pouvoir partir dans 5 minutes. Ah ben non, c’est la tour de contrôle qui nous demandera de patienter 15 minutes encore…

Ce n’est qu’à 7H45 qu’à lieu le push back. Pendant ce temps, les consignes de sécurité sont effectuées en Anglais par l’équipage. Comme depuis un moment chez KLM, la consigne interdisant de prendre le personnel en photo est de mise.

Nous passons maintenant au dégivrage tout comme un appareil de chez Finnair qui finira par nous passer devant.

Cette fois c’est bon, il est 8H05 lorsque nous nous élançons sur la piste pour quitter Helsinki. L’avion tremble beaucoup lorsque les moteurs ronronnent.

On décolle sous un brouillard vraiment très épais. Une fois cette couche épaisse passée, nous nous retrouvons en plein lever de soleil, malheureusement en prenant une place en F je savais pertinemment que j’allais rater ça. Tant pis, j’ai tout de même le droit à de jolies couleurs rosées dans le ciel.

On nous donne une lingette désinfectante quelques minutes après le décollage alors que les oshiboris sont réservés à la Business juste devant nous. Un grand cookie nous est ensuite distribué ainsi qu’un service de boisson. Ça sera juste de l’eau pour moi. Malgré le rideau tiré nous voyons et sentons la prestation en Business qui a l’air bien sympa.

Le vol se poursuit tranquillement jusqu’à Amsterdam. A 9H nous aurons le droit à un second service avec un petit muffin et des boissons à nouveau.

L’Américain assis à côté de moi me voit trier mes photos d’aurores boréales et engage la conversation, il revient d’aller voir son frère en Finlande et rentre chez lui dans l’Oregon. Il est plutôt étonné que je connaisse le nom de son état haha.

Il y a une offre de WiFi payante à bord mais pour 2H de vol ce n’est pas très rentable.

Nous avons aujourd’hui un équipage majoritairement composé d’hommes qui sont vraiment très sympathiques et souriants.

A 9H50, le commandant de bord nous indique un atterrissage prévu dans 20 minutes. Après 5 minutes de roulage nous devrions arriver en porte à 10h10 (donc 9h10 heure locale).

Malheureusement, à cause de notre retard au départ certaines correspondances ne vont pas pouvoir se faire. Plusieurs vols avec des correspondances courtes sont annoncés, les passagers sont priés de se présenter rapidement en porte. Par contre, pour les pax de 3 vols, ça ne sera pas possible du tout car leur vol ne pourra pas attendre.

La descente s’effectue lentement sur Amsterdam, en plein soleil pour une fois.
Il est 9h10 heure locale lorsque nous touchons terre.
Lorsque tout le monde se lève c’est un sacré bazar. Beaucoup de passagers s’empressent de sortir pour avoir leur correspondance. Pour ma part, je laisse mon voisin Américain courir, moi j’ai largement le temps.
En sortant, je regarde le ballet des valises qui sortent de l’avion. Je comprends mieux comment ma valise est restée coincée ici la dernière fois, la descende de toutes les valises est ultra longue.

Je regagne le terminal pour aller me balader un peu et me pose finalement à Starbucks pour profiter d’un second café.

A Amsterdam, ce ne sont pas les places assises qui manquent, beaucoup de portes sont vides et il est possible de s’y poser dans le calme. C’est parfait pour moi.

Sur les coups de midi, je me rends en porte B35 tout au bout du terminal. La porte n’est pas encore ouverte mais il y a déjà du monde qui attend.

A 12h50 la porte ouvre et l’équipage arrive quelques minutes après. Le boarding est annoncé à 12h55 et quelle ne fut pas ma surprise, en regardant mon oiseau par la fenêtre, de voir ma valise grimper dans l’avion ! Cette fois c’est sûr qu’elle arrivera bel et bien à destination !

L’embarquement est appelé par zone, je me dirige donc vers ce dernier oiseau qui me ramène à la maison.

Ma place est situé en 9F dans ce 2×2 places et j’aurai malheureusement quelqu’un à côté de moi.
Le vol sera complet, il sera une fois de plus demandé de garder ses petits bagages avec soi.

Le boarding se clôture à 13h15 et nous partons très rapidement au push back. Les consignes de sécurité sont diffusées en Anglais dans les hauts parleurs tout comme dans le vol précédent. La chef de cabine complètera oralement qu’il est nécessaire d’enlever le masque chirurgical avant de mettre le masque à oxygène.. sans blague !

Durant ce long roulage, le commandant de bord nous annonce 1h25 de temps de vol et nous précise que nous sommes en train de nous rendre à une piste éloignée.

Ca y est, nous y sommes, il est 13h38 lorsque nous décollons. Une fois en attitude de croisière, on nous distribue directement le PLF Français. Il sera ramassé quelques minutes après.
Le service arrive juste ensuite avec une boisson au choix, puis un sandwich végétarien.
Pour moi, ça sera un jus d’orange pour célébrer ce dernier vol.
Nous sommes débarrassés à 14h30 et ce vol sans histoire se poursuit.

Nous commençons notre descente sans aucune annonce sur les coups de 14h50. Après une zone de brouillard, ça y est, nous survolons l’Hérault.

La descente est finalement annoncée quelques minutes après. C’est tout de même 15°C qui vont nous attendre à Montpellier. Sacré changement !

Nous survolons comme d’habitude les salins et La Grande Motte, facilement identifiables.

Il est 15h05 lorsque nous nous posons à l’aéroport de Montpellier. Tout le monde se précipite dans le couloir de l’avion, on ne peut pas dire que les distanciations sont respectées lors des débarquements en 2021 chez AirFrance.

La passerelle se connecte enfin et au bout de presque 10 minutes nous pouvons enfin descendre. Je rejoins le carrousel à bagages en regardant l’heure tourner. La navette passe toutes les 30 minutes (à 00 et 30), il est 15, ça risque d’être chaud !

Les valises mettent du temps avant d’être livrées mais coup de chance, la mienne arrivera en troisième position. J’attrape ma valise, il est 15h27, je cours pour attraper le bus et monte de justesse dedans.
C’est sous une légère pluie que la navette me ramène dans le centre-ville de Montpellier. Pendant le trajet je fais connaissance avec un Québécois en repérage à Montpellier pour y déménager avec sa famille. Quel beau projet !

Il est presque 16h lorsque le bus me dépose à Place de l’Europe. Encore quelques mètres à pied et me voilà chez moi. C’est vraiment la fin de ce séjour, dans cette destination magique qu’est la Laponie.

J’ai encore de beaux voyages en prévision mais je suis contente d’avoir pu partir malgré les circonstances de cette année (encore une fois), plutôt particulières.