Voyage à Bucarest en solo [J5 : Retour à Bordeaux avec l’A321 néo]

Le réveil sonne à 9H et me tire d’un bon sommeil réparateur. J’ai une petite chose à faire avant de partir pour l’aéroport.
Je me prépare et prends même le temps d’aller prendre le petit-déjeuner de l’hôtel qui est, il faut le dire, vraiment excellent.

Je prends ensuite le chemin du centre-ville, mais cette fois j’avais repéré le bus 178 qui passe à 5 minutes de l’hôtel et qui va me déposer juste devant un bureau de poste. Et oui, mon objectif ce matin était de poster une carte pour ma maman.
J’avais lu à plusieurs reprises sur internet que c’était difficile de trouver un bureau de poste qui acceptait le paiement par carte bancaire pour l’affranchissement, mais sur Google, toujours le même revenait, et c’était celui situé le plus proche de chez moi, rue Ion Campineanu.
Pas de surprise avec le bus, il me dépose deux arrêts plus loin, sous une chaleur écrasante. Il n’est que 10H mais le thermomètre affiche déjà 31°C ressenti 34°C. Il fera 38°C aujourd’hui à Bucarest alors il était temps que je parte, je ne tiens pas à subir la canicule ici aussi alors que je sors de 44°C à Bordeaux.

En deux temps trois mouvements on me remet un timbre européen. Le prix est de 10 lei et le vieil homme n’a pas rechigné quand j’ai demandé à payer en carte bancaire.
Il me tend une petite éponge mouillée pour coller mon timbre et m’invite à le déposer dans la boîte aux lettres devant le bâtiment. Voilà une bonne chose de faite.

Le chemin du retour ne sera pas aussi facile, je ne parviens pas à trouver l’arrêt de bus dans l’autre sens. Google Maps m’indique un endroit où il n’y a pas d’arrêt. En plus, je ne pourrai pas revenir si proche de l’hôtel car dans ce sens, je devrai descendre à un autre arrêt, la rue étant à sens unique. Je n’ai pas envie de passer 2h à chercher, je décide donc de rentrer à pied. Je connais bien le chemin, il ne me faut que 15 minutes pour revenir à l’hôtel.

Je termine de plier mes affaires et sur les coups de 10H30 je décide de prendre la direction de l’aéroport. Le temps de trajet étant toujours un peu incertain, je préfère prendre une marge confortable.
Je check-out de l’hôtel et commande un Bolt pour un coût de 50 lei (10€). Le chauffeur est très sympa mais il ne parle pas un mot d’anglais, alors même lui donner le code de validation n’est pas facile. Il y a quelques bouchons bien évidemment, mais je serai déposée à l’aéroport à 11H15, au même parking que celui où j’avais pris mon Bolt à mon arrivée.
La première impression est plutôt bonne par rapport au vieux terminal des arrivées que j’avais découvert jeudi.
Mon vol pour Amsterdam n’est pas encore ouvert au check-in mais comme je n’ai pas envie d’attendre, je retire mon boarding pass à la borne en self-service.
Direction le PIF où il n’existe aucune file prioritaire. Il y a pas mal de monde mais ça avance vite, très vite. OTP est équipé de supers scanners qui ne nécessitent de sortir aucun électronique ni liquide. Ces derniers sont d’ailleurs limités à 2L. Il me suffit de poser ma valise, mon sac, mon téléphone et ma montre, et de passer le portique. Évidemment, je sonne. Mais au lieu de subir une fouille, on me fait passer dans un autre scanner quelques secondes, et je suis libérée. Mes affaires arrivent juste après. Au total, malgré la queue, il m’a fallu 10 minutes pour arriver airside. Quelques boutiques duty free nous accueillent bien évidemment de l’autre côté.
Je fais un petit détour par la gauche où se trouve le salon « West » qui est bien indiqué, mais en voyant le numéro de la porte je me rends rapidement compte que je ne suis pas au bon endroit. En effet, je suis près des portes 50 alors que mon vol est prévu de la porte 4.
En réalité, après le PIF, j’aurais dû aller à droite. Demi-tour donc ! Une petite marche m’attend afin de rejoindre un tout autre bâtiment. Le duty free est bien plus important de ce côté-là. Il y a aussi plein d’options pour ceux qui souhaitent s’acheter de quoi grignoter. Le terminal est plutôt sympa.

Une fois la porte 4 en vue, je trouve vite le salon, situé juste au-dessus de cette dernière. Il suffit d’emprunter un escalator ou un ascenseur pour rejoindre l’étage. Le salon Dacia m’accueille avec le sourire. Tout a l’air de se faire à la main, car pour valider mon entrée, la préposée recopie sur un petit papier « invitation », mon nom et les informations de mon vol.
Le salon donne en plein sur le tarmac, et nous avons même un aperçu de la piste. La vue est un 10/10. En revanche pour le reste, trouver une place s’avère compliqué. Après une petite attente, j’arrive à me poser au bar.

Pas de prise électrique à l’horizon. Pour charger son électronique, il faut compter sur les bornes de chargement disponibles un peu partout, mais il faut y laisser son téléphone/ordinateur.
Le buffet fait tout l’angle, avec des snacks chauds (pizza, nuggets), des sandwichs, fromages, yaourt, et des viennoiseries (surgelées au vu de la consistance et du goût). La partie boisson est assez imposante avec beaucoup de choix de softs, et quelques alcools.
Je me pose un moment pour manger un peu et profiter du bal des avions (bien qu’assez mince). Au programme, Wizz, TAROM, AnimaWings et Austrian.
Sur les coups de 13H15 je décide de redescendre afin de rejoindre la porte d’embarquement. À noter que les toilettes se situent en dehors du lounge.
L’aéroport comprend beaucoup de fontaines pour remplir les bouteilles, c’est un très bon point.
Je me rends en porte 4 située juste à côté de la PAF et de ses portiques automatiques.
Mon oiseau arrive au contact peu de temps après et le débarquement n’en finit jamais. Les passagers arrivent directement en salle d’embarquement ce qui n’aide pas.
Petit regard sur mon bel A321 néo, ça sera ma première fois à bord, et c’est PH-AXM qui a été choisi pour mon baptême. Il doit encore sentir le neuf, il a été mis en service en décembre 2025.

À 13H40, une annonce retentit pour nous annoncer le début proche de l’embarquement. Nous allons commencer par les passagers avec un besoin d’assistance, les familles avec enfants, puis les zones 1 et 2.
C’est en effet 5 minutes plus tard que les premiers embarquements ont lieu. Il y a pas mal de familles avec enfants, et cela ne plaît pas trop à un M. qui va demander au préposé pourquoi lui, qui est SkyPriority, doit attendre. La réponse est sans appel, les passagers prioritaires embarquent, et ça sera son tour juste après.
Un document d’identité est demandé pour pouvoir embarquer. À force, je ne me souviens jamais quel pays applique cette règle ou pas.

L’accueil à bord est souriant, et je m’en vais prendre place en 5F, sur une rangée Economy Comfort, que j’avais pris soin de réserver gratuitement à l’ouverture du check-in. Mes voisins 5D et 5E sont eux aussi en train de s’installer. Pas de suspense au moins cette fois.
Nos sièges sont équipés de têtières réglables et d’un espace pour les jambes très généreux. Point de port USB A cette fois, c’est un port USB C qui se trouve sur mon siège, toujours avec un petit holder pour le téléphone et le gobelet. J’aime beaucoup ce siège.
Lors de l’embarquement, tous les hublots sont fermés, ça fait une impression un peu étrange. Ça ne doit pas aider les claustrophobes.
Malgré cela, cet avion est magnifique. Une lumière bleutée accompagne l’embarquement.

Les coffres à bagages permettent d’accueillir les bagages sur le côté, mais encore faut-il que les pax comprennent les dessins.

À 14H, quelques annonces se font entendre concernant les bagages et l’interdiction d’utiliser et charger une powerbank à bord.
Quelques minutes plus tard, la porte est fermée mais quelques passagers dans le fond cherchent toujours une place pour leur bagage qui est alors ramené vers l’avant.
Il est 14H10 quand le commandant de bord se présente. Nous sommes prêts à partir, et notre léger retard au départ sera rattrapé. Nous prévoyons même d’arriver à destination avec 5 minutes d’avance car notre temps de vol sera court.
Nous sommes rapidement repoussés et les démonstrations de sécurité ont lieu.
À côté de nous, FlyDubai se prépare à partir.
Il est 14H18 quand nous partons enfin au roulage, toujours avec plein de hublots fermés. Aïe, ce n’est pas dans la procédure ça, mais personne ne s’en préoccupera.
Nous quittons OTP à 14H22, et déjà, les paysages de la capitale sont loin derrière nous.
Le port USB C fonctionne parfaitement et charge effectivement mon téléphone.
Par le hublot, des nuages font leur apparition à mesure que nous progressons vers l’Ouest.
Les lumières bleues sont restées tout le vol, ça donnait une très bonne ambiance à bord.
Le service a lieu sur les coups de 14H45 heure de Roumanie. Un sandwich est distribué à tous, puis la commande des boissons est passée. Aujourd’hui c’est un sandwich au fromage et pesto. Vraiment peu appétissant. J’agrémente d’un jus d’orange pour faire passer le tout.
Nous survolons la Hongrie au moment où un second service est proposé, avec la distribution d’un petit gâteau au citron et de nouvelles boissons pour ceux qui le souhaitent.
Pour ce vol, il y a 4 rangs de Business mais seulement 8 pax. L’hôtesse à l’avant est aux petits soins pour eux. Ici, pas de cloison de séparation.
Le WiFi est fonctionnel sur ce vol. À nouveau, une petite pub sur KLM est diffusée avant de pouvoir s’authentifier.

Sur le côté droit, j’aperçois d’énormes nuages, et les petites secousses que nous connaissons confirment que nous nous approchons. Notre commandant nous indique que nous allons avoir quelques petites turbulences, cela ne sera vraiment pas grand-chose, mais ça durera un bon moment.
À 16H20 heure de Roumanie / 15H20 heure des Pays-Bas, on nous informe que nous avons déjà débuté notre descente sur Amsterdam. Il nous reste environ 15 minutes de vol avec une arrivée prévue à 15H40 heure locale.
À peine 10 minutes après, la cabine se prépare à l’atterrissage. On nous indique que nous allons arriver en porte C4.
L’architecture typique néerlandaise commence déjà à se remarquer par le hublot.
Il est 15H30 heure des Pays-Bas lorsque nous atterrissons à AMS. Notre roulage sera très court, nous serons stationnés moins de 15 minutes après.
Le débarquement sera très rapide, et pour ma part je prends la direction du Crown Lounge, j’ai 5h à tuer avant l’embarquement de mon vol pour Bordeaux. J’aime beaucoup le calme et l’agencement de cet aéroport, il est facile d’y circuler, on se croirait dans un centre commercial. Il est pile 16H quand je me présente devant le salon.


Le buffet est toujours aussi bien achalandé, et à cette heure-ci il en faut pour tout le monde. Salades, plats chauds, gâteaux, sans oublier les boissons, il y a toujours tout ce qu’il faut ici.

Une collaboratrice flight-report, qui ne devait faire que passer avec une courte correspondance à AMS, m’écrit qu’elle va finalement passer son après-midi au Crown Lounge après avoir loupé sa correspondance. On décide donc de s’y retrouver pour papoter ensemble, le temps passera plus rapidement ainsi.

Des glaces sont proposées et nous nous laissons séduire par cette gourmandise rafraîchissante. Un peu plus tard, ce seront des chocolats qui seront à l’honneur.
Il est 20H10 quand je décide de quitter ma comparse. Ma porte est annoncée en D87, c’est-à-dire tout au bout du terminal.
C’est en effet après une longue marche que j’arrive enfin devant l’escalator me permettant de descendre à ma porte. Malheureusement, ce dernier est en panne, c’est donc par l’ascenseur que je rejoins la porte d’embarquement. J’ai bien mis les 10 minutes annoncées pour m’y rendre.

Je découvre que mon avion est bien là au contact et les chargements de catering sont en cours. Il y a déjà pas mal de monde dans la salle d’embarquement mais il y a la place pour que tout le monde puisse s’y poser.
Le boarding était supposé commencer à 20H35 (indiqué sur les écrans), ou 20H40 (indiqué sur le boarding pass), mais c’est finalement à 20H45 que les affichages de zone ont lieu.
Les passagers nécessitant l’assistance sont pris en charge séparément, puis la zone 1 est appelée, suivie par la zone 2 (la mienne, donc).

Derrière, ça râle un peu. Pourquoi séparer les zones 1 et 2 maintenant ? Trop peu de personnes se sont présentées en zone 1, et tous ceux de la zone 2 ont dû ressortir du rang, dans l’incompréhension devant la différence entre ce qui est écrit et ce qui est demandé.
L’accueil à bord est juste poli comme il faut, et je m’en vais prendre place en 4F dans ce Boeing 737.
Je suis de nouveau sur un rang Economy Comfort, ce qui me permet un espace pour les jambes agréable et augmente mes chances de ne pas avoir de voisin. Sur le plan cabine je vois que je suis toujours sans voisin, mais est-ce que ça va durer ?
Cette cabine possède toujours les mêmes sièges avec têtières réglables. Cette fois on ne trouve pas de port USB C mais un port USB A. On retrouve par contre le même holder pour le téléphone et la littérature dans la pochette du haut.
Les bagages sont toujours en train d’être sortis pendant notre embarquement. Les chances que nous partions à l’heure sont infimes.
Il est 21H, le boarding est toujours en cours et plusieurs pax sont appelés. Je me dis définitivement que nous allons être en retard.
Des retardataires arrivent en courant et juste après eux à 21H05 l’embarquement est annoncé complet. Je n’ai pas de voisin et quand je me retourne je me rends compte que l’arrière n’est pas beaucoup plus rempli.
La J, elle, ne compte que 3 passagers sur 6 rangs.
Il est d’ailleurs demandé de ne pas changer de place afin de respecter le centrage de l’appareil.
Le commandant de bord se présente rapidement à nous et nous indique que nous sommes prêts au départ, nous attendons juste la fermeture de la soute d’ici 5 minutes. Le temps de vol sera de 1H20 et nous devrions donc arriver à l’heure, malgré un départ un peu retardé.
Nous sommes pushback à 21H12 et le chef de cabine rappelle quelques interdictions concernant le chargement et l’utilisation des batteries interdits, ainsi que la prise de photo/vidéo de l’équipage et des passagers.
Les démonstrations de sécurité ont lieu et une jolie lumière orange inonde la cabine.
Nous partons au roulage et quittons finalement AMS à 21H22 en faisant un joli demi-tour au dessus de l’aéroport et de la ville.

A peine les consignes éteintes, un des 3 pax en J choisit de changer de côté et se met juste devant moi. Il passera le vol à s’appuyer violemment sur son dossier. Comme quoi la classe n’est pas donnée à tout le monde.
Le WiFi fonctionne parfaitement et me permet même de surfer sur Internet. Le port USB fonctionne mais le chargement est bien plus lent, forcément.
À peine 10 minutes plus tard, le service a lieu. Un sandwich est servi, ce soir c’est celui au fromage. Je prends un jus d’orange pour l’accompagner.
Le coucher de soleil est un peu masqué par quelques nuages, mais il est 22H10 quand le soleil commence à disparaître doucement à l’horizon.

De l’autre côté du hublot, la lune offre un beau spectacle aux passagers assis du côté gauche de l’appareil.
À 22H30 on nous annonce un atterrissage proche. Nous devrions atterrir d’ici 15 minutes à Bordeaux, avec une température de 24°C sur place.
Rapidement, la cabine se prépare. On nous rappelle qu’il n’y a pas de modification horaire entre les deux pays, puis la lumière diminue progressivement en cabine.
Nous survolons l’estuaire de la Gironde alors que les derniers rayons de soleil tendent à disparaître.

Il est 22H42 quand nous nous posons finalement sur le tarmac de Mérignac. Notre roulage ne durera que 2 minutes et nous serons déjà au contact au niveau du Hall A.
Si le cheminement jusqu’à la sortie est très rapide depuis le Hall B, ici c’est un véritable parcours. Même en passant sans un regard au niveau du carrousel à bagages, il m’aura fallu 10 minutes pour arriver à l’extérieur.
Vu l’heure, j’avais prévu de réserver un Bolt et ce dernier arrive 5 minutes après. Malheureusement pour moi la sortie de la rocade est fermée à côté de chez moi, ce qui oblige à un petit détour. Il est finalement 23h30 quand je suis déposée chez moi.

C’est la fin de ce joli week-end en Roumanie, qui m’a réservé de belles surprises et de belles découvertes dans ce pays dont je ne connaissais pas grand-chose.

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