Voyage à Bucarest en solo [J2 : Cercul Militar Național, Vieille ville Lipscani & Rooftop]
Ce matin je suis réveillée par la lumière qui entre du côté de la terrasse. Il est 9H30 quand je sors finalement de mon lit après une bonne nuit à tenter de rattraper mon sommeil manqué de la veille. J’ai pas mal de visites à faire aujourd’hui et avec la chaleur qu’ils annoncent, plus je commence tôt et mieux c’est.
Je prépare mes affaires et me rends cette fois en direction du Cismigiu Garden. Ce joli parc se trouve à quelques minutes de mon hôtel par la même route que celle empruntée hier soir.
Le lieu est très calme et permet de rejoindre le centre-ville tout en profitant de l’ombre de ces chemins ombragés.
Un lac accueille un petit jet qui rend l’atmosphère paisible au milieu de cette étendue verte.

On trouve aussi une petite cabane traditionnelle qui sert de snack mais qui est actuellement fermée.
Je traverse le parc afin de rejoindre le Cercle militaire national. Le bâtiment est sublime, décoré de dizaines de drapeaux du pays. Le plus grand flotte au vent, en haut de son mât.
Son architecture fait très française. Ce bâtiment est aujourd’hui une salle réservée à la culture où de multiples concerts, cérémonies et conférences ont lieu.

Le soleil commence à taper fort alors je sors mon parapluie anti-UV qui me sauve comme souvent la mise.
Non loin se trouve le Théâtre Odeon qui, encore une fois, fait largement penser à un bâtiment tout droit sorti de la capitale française.
Il est bientôt midi alors je m’installe en terrasse pour déjeuner. Les Roumains sont adorables avec moi, le serveur me conseille même de m’installer près du mur afin de ne pas avoir le soleil qui va arriver d’ici 20 minutes sur les premières tables. Et il avait raison !
Le service était un peu long, et c’est sur les coups de 13H que je m’en vais pour continuer ma balade.
À deux pas de là, j’avais noté une jolie ruelle dissimulée sous des centaines de parapluies. Elle abrite en réalité des restaurants donc ce n’est pas l’endroit idéal pour se promener, mais n’hésitez pas à aller la traverser, elle est vraiment très jolie.

Je remonte par la rue Academiei qui va me permettre de rejoindre la vieille-ville.
En chemin, je commence à avoir soif, je n’ai plus de munitions, mais heureusement pour moi, je trouve des Mega Image un peu partout. Ces petites supérettes permettent de se ravitailler en boisson aux quatre coins de la ville.
Parfois, au détour d’une rue, de vieux bâtiments délabrés me rappellent que nous sommes en Europe de l’Est, mais la plupart des monuments font français/italien, c’est très troublant. Le Cercle militaire national est visible d’un peu partout, ce qui sublime mes prises de vue.

Je poursuis ensuite ma balade jusqu’à la National Bank of Romania avec son bâtiment imposant. Mon point de visite suivant se trouve juste à côté, dans une petite entrée discrète. Il s’agit du Macca-Vilacrosse Passage.
Ce passage ouvert inspiré des galeries milanaises est recouvert d’une verrière magnifique. On y trouve beaucoup de cafés et de bars à chicha.

La galerie est en forme de Y et est vraiment toute petite. N’hésitez pas à revenir sur vos pas pour en faire le tour complet.
Dans le centre-ville, de larges bancs permettent de s’octroyer une pause. Je remarque que beaucoup de Roumains fument, on trouve donc des cendriers un peu partout.
Attention, si vous vous asseyez trop longtemps, vous risquez de venir vous faire importuner pour vous proposer d’acheter des lunettes Louis Viutton (oui, Viutton), ou des éventails.
J’arrive à présent dans la rue centrale, la Strada Lipscani. Ici, nous sommes dans le cœur de la vieille-ville.
Mon premier arrêt sera l’église du monastère Stavropoleos. La visite est gratuite et nous pouvons librement accéder à l’édifice ainsi qu’à son jardin. Ce dernier ressemble beaucoup à ce qu’on peut voir à Milan, c’est vraiment très troublant de trouver de tels décors en Europe de l’Est.

Au bout de la rue, la vue sur le Palace of the Deposits and Consignments est absolument sublime. Lorsque la rue se vide, c’est l’occasion de faire de beaux clichés.

Je rebrousse ensuite chemin et continue sur la rue Lipscani. Les restaurants et cafés interpellent les touristes dans tous les sens. Comme la rue est assez étroite, je suis souvent à l’ombre, ce qui n’est pas un luxe quand le thermomètre affiche 34°C.

Je trouve une boutique souvenir qui me permet d’acheter mes indispensables cartes postales, magnets et porte-clés. Les prix ne sont pas donnés mais je n’ai pas cherché à comparer ailleurs dans la rue, j’ai sauté dans la première boutique que j’ai vue. Maintenant, une autre épreuve m’attend, je vais devoir trouver un timbre.
Sur la jolie rue Lipscani, se trouve la bibliothèque Cărturești Carusel. Je pénètre à l’intérieur pour prendre le frais et je découvre ce magnifique décor sur plusieurs niveaux. À l’étage, on trouve aussi un petit café pour se poser avec un bon bouquin.

La queue pour la caisse est impressionnante, heureusement que je ne veux rien acheter.
Après cette pause au frais, il est l’heure de repartir arpenter la vieille-ville.
La rue est régulièrement ombragée par les plus hauts bâtiments, mais parfois le soleil fait son apparition et là, ça chauffe. Ça tombe bien, au bout de la rue je tombe sur un Starbucks, c’est l’occasion de faire une pause.
La terrasse est petite mais je trouve de la place à l’ombre pour siroter ma boisson.
Je trouve le prix de chez Starbucks assez significatif du coût de la vie dans un pays en général, et étonnamment à Bucarest, il faut tout de même compter 6€ pour une boisson de taille moyenne.
Après avoir pris le temps de souffler un peu, je poursuis mes visites.
Je voulais me rendre à l’église « Saint George », qui est située non loin, mais malgré tout de l’autre côté de l’avenue.
Pour traverser, il suffit de prendre le petit souterrain qui permet de rejoindre l’autre côté.
Je fais un peu le tour du quartier qui semble moins engageant que le centre-ville, et je trouve rapidement l’église Saint George.
Je n’ai pas l’habitude de visiter des églises orthodoxes mais je dois dire que celle-ci est probablement la plus belle que j’ai pu voir. Les décorations sur les murs et même jusqu’au plafond sont absolument magnifiques.

Beaucoup de monde fait la queue pour acheter une bougie et aller la déposer à l’extérieur du bâtiment.
Même le porche est sublime, j’en prends plein les yeux.

Je regagne ensuite l’autre rive via le passage souterrain, pour revenir à la vieille-ville.
Je m’enfonce un peu plus dans le centre et arrive sur la Place Anton, avec non loin de là, l’église Saint Anthony.
De l’extérieur, les bâtiments sont sublimes, mais elle est beaucoup plus petite que l’église précédente.

Je poursuis ensuite ma balade dans la vieille-ville jusqu’aux rues Franceză et Șelari. Les restaurants et cafés sont tous plus mignons les uns que les autres.
Pour terminer ma journée, je décide de me rendre au Nomad Skybar, un rooftop bien connu dans la vieille-ville. Je ne suis vraiment pas loin alors même s’il n’est que 17H, c’est l’occasion d’aller y jeter un œil.
L’accès se fait par un ascenseur vitré qui donne directement sur la rue. Je débouche ensuite directement au 2e étage où je suis accueillie. Je demande à boire un verre sur le rooftop, on m’invite donc à aller au bout du restaurant et à prendre l’escalier extérieur qui permet de monter à l’étage.
Il n’y a personne, je suis seule avec une multitude de barmans qui se tournent les pouces.
Évidemment, on est loin de la vue de Shanghai ou New York, mais nous ne sommes qu’au 3e étage et il n’y a pas grand chose à voir dans les environs. Malgré tout, le lieu est plutôt sympa.


Je m’installe à l’ombre et consulte la carte disponible via un QR code avant de commander mon mocktail. Les prix sont dans les alentours de 40 lei (soit 7,5€), ce qui reste correct pour ce genre de lieu.
Avec la petite musique en fond, je passe un bon moment à siroter ma (très bonne) boisson face au panorama sur Bucarest.
Sur les coups de 18H je décide de mettre fin à ma journée. Pour rentrer à l’hôtel, j’opte pour le bus 205 qui va me permettre de rejoindre ma rue. Je me rends alors à la Piața Unirii, la station de bus la plus proche. Au loin, on peut apercevoir de grands bâtiments qui me rappellent que nous sommes bien en Europe de l’Est. Quelle ville de contrastes !

Prendre le bus à Bucarest est relativement facile, on peut payer en sans contact directement à l’intérieur et c’est exactement ce que je choisis de faire.
Le trajet est très rapide et je suis déposée non loin de l’hôtel, il me suffit de marcher 5 minutes.
Il est 18H30 quand je suis de retour dans ma chambre. J’ai le temps de me poser un peu, puis c’est déjà l’heure de commander à manger. Je voulais manger sur ma jolie terrasse mais il fait franchement si bon dans la climatisation que je lâche l’affaire.
J’ai quelques échanges avec Zig Royal Tour, avec qui je pars en excursion dimanche. Ils me confirment mon heure de pick-up à 8H.
Mais en attendant, demain, une nouvelle journée à Bucarest m’attend, avec le RDV à 15H au Palais du Parlement.
Ma soirée de ce soir sera un peu plus sympa que celle d’hier soir, je profite de la télé tranquillement avant d’aller dormir.

