Voyage à Bucarest en solo [J4 : Excursion en Transylvanie, Peles Castle, Brasov & Bran Castle]
Réveil à 7H ce matin, c’est tôt mais c’est pour une bonne cause. J’avais réservé pour aujourd’hui une excursion en Transylvanie afin d’aller voir quelques classiques de la région.
Je prends le temps de prendre un petit-déjeuner à l’hôtel car je sais que dans les journées d’excursion comme ça, le temps pour manger est un peu limité.
Sur les coups de 7H30, je réserve un Bolt pour rejoindre le point de ralliement situé sur la place Romana. Il y avait plusieurs points de pick-up possible mais j’avais choisi celui-ci, situé le plus proche. Il ne nous faudra que 5 minutes pour rejoindre la place en question, tout est très calme en ce dimanche matin.
Sur place, je suis rapidement rejointe par deux jeunes filles. Nous sommes visiblement là pour la même chose alors nous commençons à faire connaissance. Jasmine vient de Turquie alors que Leonie vient d’Allemagne, toutes voyagent également solo.
Nous attendons un bon moment avant de finalement voir arriver le bus sur les coups de 8H15. Nous grimpons vite à bord de ce car presque plein. Il est parti du sud de Bucarest et a déjà effectué plusieurs arrêts avant. Nous sommes le dernier stop avant de prendre la route.
Ioana, notre guide, se présente et nous explique le programme du jour. Nous allons commencer par le château de Peles, le plus beau et le plus grand, dans lequel nous allons pouvoir visiter le premier niveau en sa compagnie. Par la suite, nous aurons un temps libre dans la ville de Brasov, puis nous irons au château de Bran, connu comme étant le château de Dracula.
Notre guide fait ensuite le tour de chacun d’entre nous. Nous avions la possibilité de commander nos billets d’entrée pour les deux châteaux par son biais, c’était l’option que j’avais choisie. Pour le paiement, elle n’avait pas précisé s’il était possible de payer les 75€ en espèces ou en carte. Je n’ai pas dû retirer d’argent durant ce week-end donc je n’ai aucun cash, mais je me dis que s’il le faut, je pourrais toujours aller retirer, ce qu’elle propose à beaucoup. Pour les Européens, elle propose aussi le virement instantané si nous avons cette possibilité. Cela fonctionne parfaitement pour ma part.
Nous prenons la route afin de regagner les Carpates alors que je fais connaissance avec mon voisin de bus, Ben, un Américain vivant en Sicile. Après presque 2H de route, nous faisons une pause dans une station-service à Cornu de Jos. Le lieu est très petit mais pris d’assaut, ça semble être le lieu de pause idéal sur cette longue route. Beaucoup de cars affluent et la plupart avec des enfants. Mon cauchemar.
La queue pour les toilettes est longue de 15 minutes, mais pas de problème pour Ioana qui nous dit qu’on prendra le temps nécessaire.
Nous voilà repartis en direction de Sinaia où se trouve le château de Peles, notre premier arrêt.
C’est à 11H que nous sommes déposés dans la petite ville, près du monastère, avec comme ordre de revenir au bus pour 12H40.
Ceux n’ayant pas opté pour la visite du château auront le temps de visiter le monastère, même si ce dernier est en travaux actuellement.
Une quinzaine d’autres personnes et moi suivons Ioana jusqu’au château. Il fait une chaleur à tomber, et les endroits ombragés sont bien peu nombreux ici.
Il y a pas mal de monde dans la file pour pouvoir entrer dans le château mais Ioana fait la queue pour nous pendant que nous explorons un peu les jardins du château à proximité.

Je fais connaissance avec une autre voyageuse solo de mon groupe, américaine cette fois-ci. Je crois que je n’ai jamais autant rencontrées de voyageuse solo qu’en Roumanie.
L’extérieur est vraiment magnifique avec ces hautes tourelles, on se croirait dans un film. Ce château a été construit à la fin du XIXe siècle pour le roi Carol I de Romania.

Quand c’est enfin à notre tour, nous pénétrons tour à tour à l’intérieur. Lorsque nous sommes en groupe, nous ne pouvons pénétrer qu’au premier niveau du château, le second étant réservé aux visiteurs individuels.
L’heure de retour au bus est finalement fixée pour 13H afin que nous ayons le temps de profiter un peu plus des jardins après la visite. Nous avons tout de même attendu plus de 30 minutes pour entrer, mais Ioana nous l’affirme, il n’y aura pas d’attente à Bran.
La visite débute par le hall d’honneur, avec son bel escalier et ses décors en bois sculpté.
Au premier étage, nous pouvons voir l’impressionnant toit ouvrant, qui était fermé ce jour-là.

Nous entrons ensuite dans la salle d’armes avec la collection d’armures, d’épées et de boucliers.
Plus intime, on pénètre ensuite dans la bibliothèque et Ioana nous montre même où se trouve une porte secrète cachée derrière une étagère discrète.
La salle de musique est aussi une pièce réalisée avec beaucoup de goût.

Nous traversons un magnifique salon inspiré de Venise, dont les magnifiques lustres sont faits en verre de Murano, avant d’apercevoir divers salons et fumoirs, tous sur des thèmes différents. Des tapis turcs sont présents dans le fumoir et l’ambiance orientale se ressent très fortement.

Après cette visite de 35 minutes, nous sommes lâchés dans les jardins. Il est 12H30, j’ai donc un peu de temps pour en faire le tour et pour immortaliser le château sous toutes ses formes. Difficile de lui rendre justice !
La queue pour les toilettes mettra à mal mon planning parce que l’heure tourne et rien n’avance. Je rejoins le bus en marchant à un bon rythme.
Il est pile 13H, nous attendons les deux dernières personnes et nous décollons déjà pour la suite.
Nous arrivons à présent en Transylvanie, cette région bien connue pour ses montagnes et les légendes qu’elles renferment.
Notre prochain arrêt se fera à Brasov où nous arrivons après une nouvelle grosse heure de route. Il est 14H15 quand nous sommes déposés sur le parking à l’entrée de la ville. Le bus ne peut pas rester stationné plus de 5 minutes, il faudra être ponctuels pour le retour à 15H30 précises.
Ici nous avons 1H15 de temps libre pour nous balader, visiter la Black Church, prendre un bon repas, ou même aller prendre de la hauteur avec le téléphérique Tampa qui permet de rejoindre un point de vue.
Si c’était ma première intention, je change rapidement d’avis une fois sur place. En effet, la station du téléphérique se situe à 20 minutes de là, temps auquel il faut rajouter la montée d’une dizaine de minutes, puis 10 minutes de marche jusqu’au point de vue. À peine le temps d’arriver en haut qu’il faudra vite redescendre pour être à l’heure, et tout ça sans avoir pris le temps de visiter la ville.
J’opte donc pour un temps plus tranquille ici à Brasov. Je découvre les ruelles colorées et les jolies boutiques.

J’arrive sur une petite place de marché où une multitude de stands ont élu domicile. On trouve beaucoup de produits artisanaux, mais rien qui ne m’intéresse.
La chaleur est intense sur cette place, mais la vue à 360° est sublime.


Après une petite marche sous une chaleur à tomber (il n’y a ni ombre ni air qui passe dans cette ville !), je rejoins la Black Church. Ici, tout se paye, et l’entrée à l’église en fait partie. Je règle donc les 30 lei demandés dans le bâtiment d’en face pour pouvoir entrer dans le monument.
Cette église est connue pour avoir abrité un violent incendie au XVIIe siècle. De ce fait, les murs ont été noircis à cette époque et même après sa restauration, le nom est resté le même. Honnêtement, on paye plus pour l’histoire du lieu que le lieu en lui-même. L’église est mignonne mais n’a rien d’exceptionnel. J’en ai visité des beaucoup plus belles à Bucarest (et gratuitement en plus !).

Je me pose pour manger un petit bout et profite du frais des quelques parasols présents sur la place.

Peu avant 15H30, je rejoins le parking où nous attendons tous notre bus. Nous remontons vite à bord afin de partir pour la dernière étape de la journée.
Nous nous enfonçons encore un peu plus en Transylvanie et apercevons même des sommets enneigés par la fenêtre du bus.

Ioana nous parle un peu de l’histoire du château de Bran maintenant, car elle ne pourra pas venir avec nous en dehors de la première salle.
Suite à un changement de propriétaire, il n’est plus possible pour les guides de pénétrer dans le château.
Le château de Bran est appelé le château de Dracula alors qu’en réalité, si on sait que Vlad III (Dracula) a vécu en Transylvanie, on n’a aucune preuve qu’il ait vécu à Bran. Quand Dracula a été publié en 1897, son auteur décrit un château perché dans les Carpates de Transylvanie qui ressemble étrangement au château de Bran. Seul problème, il n’a jamais mis les pieds en Roumanie, et ne connaît donc pas Bran.
Quelques années plus tard, le château de Bran a été associé à Dracula parce qu’il cochait toutes les cases, mais rien de plus. C’est malgré tout un incontournable de la région pour de nombreux touristes.
Nous arrivons 30 minutes plus tard à Bran, où tout le tourisme de la ville est basé sur Dracula, en témoignent les hôtels et maisons d’hôtes croisés en chemin.
La vue sur le château est décevante, il est en partie caché par beaucoup d’arbres. On sait qu’il se trouve très en hauteur, mais impossible d’en avoir une vue globale depuis en bas, comme à Peles.
Nous traversons ensemble un petit marché que nous aurons tout le loisir d’aller explorer plus tard, puis nous entreprenons la longue montée jusqu’au château. La pente est raide, très raide, et quand on pense en avoir terminé, on se rend compte qu’elle se termine par des escaliers en pierre. Heureusement, la vue sur le château se dévoile un peu.

Après encore d’autres escaliers, nous arrivons, tous très essoufflés, dans la cour intérieure. Nous découvrons ensuite la première pièce de la visite. Ioana nous laisse poursuivre sans elle et nous donne rendez-vous à 17H30.
Nous avons donc encore 1H devant nous, et la visite du château est annoncée comme assez rapide.

Pour accéder à la suite de la visite, nous devons monter un petit escalier de pierre en se tenant à une corde. Le lieu est très étroit mais pour continuer il n’y a pas le choix. Ici la visite se fait dans un seul sens, il faut suivre le chemin.
Les premières pièces sont plutôt sobres avec beaucoup d’armures et d’anciens meubles au style médiéval. On y découvre ensuite des endroits plus raffinés en relation avec la vie de la reine Marie de Romania qui avait transformé ce château en résidence royale.

Le lieu est bondé et dans les petits couloirs nous nous retrouvons vite tous à la queue-leu-leu.
En revanche, l’endroit que j’ai beaucoup aimé ce sont les terrasses avec les vues à la fois sur la cour intérieure et sur les forêts à perte de vue.


Dans les dernières salles, quelques références à Dracula sont visibles. Ce n’est pas très recherché et très cliché, je n’y vois pas trop d’intérêt.
Le château n’est vraiment pas grand comme on peut se l’imaginer en voyant sa façade imposante, mais il a une âme un peu spéciale avec ses escaliers dérobés, sombres et ses passages secrets.
Je suis entièrement d’accord avec ce que nous avait dit notre guide. Ce château ne vaut vraiment pas la peine d’être visité. Il n’y a strictement rien à voir à l’intérieur et la visite n’est pas du tout agréable à la queue-leu-leu.
Une fois la visite terminée, je me retrouve de nouveau dans la cour, plutôt très mignonne. Pour ceux qui veulent compléter leur visite, il est possible d’acheter un supplément pour visiter la chambre de la torture mais cela ne nous a vraiment pas été conseillé.
La descente est bien plus rapide que la montée mais il faut veiller à faire attention où on met les pieds. Je n’imagine même pas ce que ça doit être quand il pleut.
Nous débarquons à nouveau dans le petit marché et je décide d’en faire brièvement le tour.

On y trouve que des souvenirs à des prix astronomiques, les mêmes qu’on peut facilement obtenir à Bucarest.
Pour aller au bout du piège à touriste, les toilettes situées sur le parking sont payantes (2 lei), mais encore faut-il avoir du liquide !
Il est 17H30, tout le monde est au rendez-vous quand le bus arrive.
Avant de prendre le chemin du retour, Ioana s’enquiert de nos avis sur cette excursion. On voit que l’entreprise est jeune et qu’elle veut proposer le meilleur. Tout le monde a trouvé le château de Bran décevant et vraiment pas nécessaire, mais c’est aussi cette destination qui attire les voyageurs.
Il est 20H15 quand nous profitons d’un arrêt dans une station-service pour se dégourdir un peu les jambes. Nous échangeons nos Instagram avec les filles afin de pouvoir rester en contact.
C’est reparti pour une bonne heure de route jusqu’à Bucarest. Je reconnais la route de l’aéroport, puis le parc Herăstrău, et enfin l’Arc de Triomphe.
Nous sommes déposés à la Place Romana à 21H30 alors que la nuit est en train de tomber. Pour rentrer, j’opte pour un Bolt et embarque Leonie avec moi. Son hôtel est dans cette direction et elle comptait y aller à pied, alors autant l’avancer.
Je suis déposée quelques minutes après et j’en profite pour commander mon dîner. Si nous n’étions pas rentrés si tard, j’aurais adoré partager un verre avec les filles mais là je n’ai qu’une envie, manger et dormir.
Une fois le bon repas avalé, la douche est bien méritée après cette si longue journée. Je passe un petit coup de fil et m’installe dans mon lit.
J’ai bien mérité ma bonne nuit de sommeil. Demain, c’est déjà le retour en France et la fin du voyage.

