Voyage au Japon [14.08.18 : Yukata, Gion, Pontocho & Nishiki Market]

Aujourd’hui, ma nièce ne connait pas le programme entier de la journée car je lui réserve une petite surprise. J’avais en effet, en projet de louer des yukatas durant une matinée mais j’attendais d’être certaine de la météo. Hier, lorsque j’ai vu que la météo était ok pour ce matin, j’ai validé ma réservation pour deux personnes à 9H. Ma nièce n’est au courant de rien mais j’ai en revanche mis ma sœur (sa mère quoi), dans la confidence il y a quelques semaines, elle a très hâte de voir les photos.

Levées à 7H, on se prépare rapidement et on part de la maison à 8H. Nous devons marcher un peu pour rejoindre l’arrêt de bus 207, puis nous partons en direction du temple Kiyomizu-dera. Ma nièce est perplexe car je lui avais dis que nous  ne visiterions pas ce temple, pourtant le bus en prend le chemin.. étrange, haha ! Le bus nous dépose en bas de la rue, nous devons monter ensuite à pied une énorme côte. Comme on est en avance, je perds un peu de temps sur le chemin, et puis on fait quelques pauses car le dénivelé n’est pas génial pour mon dos. On voit plein de taxis sur le chemin.. les gens ont raison, si j’avais su, j’en aurai aussi pris un ! Nous pénétrons au milieu d’une allée touristique où les boutiques commencent à ouvrir leur porte. Nous nous arrêtons au milieu de l’allée mais je ne vois toujours pas le logo de la boutique Okamoto kimono où j’avais réservé.

Je demande à un commerçant voisin et il m’indique une fine allée, effectivement j’entrevois enfin le logo. Je montre à ma nièce notre destination finale, elle est surprise mais pas tant que ça. Il faut dire que Kyoto est le lieu idéal pour s’essayer au port de kimono ou de yukata et nous avons vu une quantité impressionnante de personnes habillées (que ce soit des occidentaux ou des japonais).  En tout cas elle semble plutôt contente de la surprise ! Il est 9H pile, la boutique ouvre tout juste lorsque nous arrivons. Je montre mon nom à la jeune femme qui nous accueille, elle nous donne à chacune un grand sac dans lequel déposer nos affaires. Nous avons le numéro 12 qu’il va falloir retenir et indiquer à notre retour à la boutique.

On nous confirme que nous avions choisi des yukata simples, sans coiffures. On nous demande tout de même si nous souhaitons un petit accessoire à cheveux pour 300Y chacune. Nous nous disons que ça peut être sympa, et le prix n’est pas excessif.

Nous sommes toutes les deux prises à part, et on nous montre un rayon où choisir nos yukatas. Moi je n’ai qu’une dizaine de choix mais Adélie vu sa taille de guêpe, en a beaucoup plus. Difficile de choisir parmi tous ces motifs… Une fois cela fait, on nous amène choisir un obi (la ceinture). Je choisis un yukata noir fleuri rose/jaune avec un obi de couleur rose fuchsia. On doit ensuite choisir un sac, je prend le plus grand possible car j’ai mon Reflex à prendre en balade. Nous réglons la note dès maintenant en carte (Youpi !). Cette folie nous aura coûté 4300Y par personne.

On monte ensuite à l’étage pour se faire habiller. On doit d’abord transvaser les affaires qu’on veut garder dans nos nouveaux petits sacs. Vient le moment de se mettre en sous-vêtements pour enfiler le « sous-yukata » blanc qui nous est donné. Deux habilleuses viennent s’occuper de nous, face au miroir. Elles nous enfilent le yukata puis plein de couches autour de la taille, tout est très droit et très serré au millimètre. Le yukata est relevé pour ne pas toucher le sol, resserré en bas et serré à la taille. Ce n’est pas facile de bouger là-dedans mais elles font un super boulot… enfin, si on enlève les regards un peu insistants sur ma corpulence, loin des standards japonais. Je crois que je n’ai jamais été autant gênée par les retards insistants et les commentaires aux collègues en ricanant, qu’à ce moment là. Plusieurs épaisseurs de tissus, une serviette, beaucoup de ficelles et une plaque de mousse sont cachées par le obi, placé au milieu du ventre. Derrière, un joli nœud est réalisé pour terminer l’habillement.

Les vendeuses viennent ensuite récupérer nos sacs, on nous demande si nous avons bien prit l’essentiel avec nous, papiers, argents, carte SUICA.. Tout est ok, alors on peut passer à la suite. La suite, c’est la coiffure. Nous n’avons pas choisi cette option mais uniquement la location du petit accessoire. On nous amène choisir un accessoire parmi des centaines d’autres. Je choisi une grosse fleur fuchsia, alors qu’Adélie, avec son habit blanc et bleu, opte pour des petits ponpons bleu et rose pastels. Une fille est déjà en train de se faire coiffer, ils n’y vont pas mollo avec la laque en tout cas, c’est moi qui vous le dis.

Dernière étape, les chaussures ! Nous devons choisir des getas, ces chaussures en bois, traditionnellement portées avec des kimonos et yukatas. J’ai eu beaucoup de mal à en trouver à ma taille, je fais un 42 et toutes celles pour les femmes étaient vraiment minuscules. Finalement on me trouve une paire à ma taille après avoir été un peu embarrassée.

En sortant sur la terrasse, une photographe nous indique qu’elle va nous prendre en photo, tout d’abord avec son appareil photo (la photo sera ensuite proposée à la vente), et ensuite avec mon appareil photo. C’est parfait ça, en plus elle est adorable ! Elle nous montre deux poses, un pied devant, les bras devant la taille, et le cou incliné, puis nous remet des balles à tenir près du visages (ben oui, ça fait kawai, quoi !). Les poses sont très « clichés » mais ça fait un beau souvenir sur mon appareil photo.

Il est 9H50 une fois tout cela fini et nous voilà lâchées dans la nature. Nous devons revenir à la boutique avant 18H mais pas de panique, on ne passera pas autant de temps là-dedans. Les chaussures font rapidement un mal de chien et nous mourrons déjà de chaud !

Nous redescendons un peu la rue et nous nous faisons rapidement accostées par deux chinoises qui demandent à faire des photos avec nous. Elles étaient plutôt amusées et j’imagine que de voir des occidentales en yukata doit être assez comique, même si la pratique est très rependu dans Kyoto.

Nous faisons le tour de quelques boutiques et arrivons à un café dans un coin de rue. Nous nous y posons pour siroter un bon jus d’orange, que nous ne pourrons malheureusement pas régler en carte bancaire car leur machine ne fonctionne actuellement pas (c’est vraiment pas de bol hein…). Nous reprenons ensuite la route pour rejoindre le temple Ryozen Kannon, avec son immense statue de Bouddha. On la voit d’ailleurs de loin, mais lorsque nous faisons le tour pour entrer dans le temple, nous ne trouvons aucun chemin. Impossible d’y rentrer même après avoir fait 3 fois le tour. Les rues sont en pente, il fait un soleil de plomb et avec nos getas au pieds, c’est vraiment une torture.

Nous tombons sur un autre temple, le Kyoto-Ryozen-Gokoku-Jinja Shrine, en haut de la côte, ça nous ira pour faire quelques photos de nous dans nos yukatas. Nous montons voir le lieu de prière du temple et faisons le tour des allées de lanternes blanches abimées par le soleil. Elles devaient être là pour un évènement précis je pense, car sur les photos que je vois de ce temple, il n’y en a pas.

Nous repartons ensuite dans le centre pour faire les petites rues commerçantes. En chemin, un torii de pierre et la pagode en arrière plan, donne un super décor.

On profite de ces jolies ruelles pour refaire quelques photos avec nos yukatas avant de nous en séparer.

Il est un peu plus de midi quand nous repartons en direction de la boutique. Pour y accéder, nous devons monter une tripotée de marches. Entre les yukata qui sont serrés et les getas qui ne nous permettent pas de faire de grands pas, c’est vraiment un challenge de monter des escaliers. Nous croisons beaucoup de gens en yukata, je pense qu’ils doivent souffrir des pieds autant que nous ! Maintenant, nous reconnaissons le bruit des getas sur les pavés et partageons la même douleur !

Aussitôt arrivées à la boutique, on nous prend tout de suite en main. Notre numéro d’identification nous permet de récupérer nos affaires et dès que nos sacs sont en notre possession, on nous invite à monter à l’étage pour se faire déshabiller. Les habilleuses s’affairent, sans décrocher un sourire, mais qu’importe. Ouf, on respire enfin ! C’était vraiment une superbe expérience mais retrouver ses vêtements est quand même très sympa aussi.

Nous quittons ensuite les lieux après quelques remerciements. Il est l’heure aller manger maintenant !

Nous redescendons la rue touristique et prenons le bus au bout de la rue pour nous rendre directement dans Gion. Là, nous nous posons dans un restaurant pour profiter d’un bon déjeuner.

Après le déjeuner, on part voir Hanami-koji Dori, rue avec des habitations typiques. C’est vraiment très sympa et en plus il n’y a pas beaucoup de monde en cet après-midi. Adélie est plus touchée que moi par les anciennes maisons en bois, mais la balade est tout de même agréable.

Nous traversons le pont au-dessus de la rivière et arrivons sur Pontocho Alley, l’ancien quartier. Les nuages noirs montent, ils avaient prévu de l’orage cet après-midi, on ne va pas rester trop loin des commerces, si jamais il y a une averse. On se perd dans les petites allées du quartier, c’est très différent du reste de Kyoto. Au fin fond d’une ruelle, nous trouvons un petit café tout caché. On décide de pousser la porte, il n’y a pas de menu en Anglais mais on se fait comprendre pour commander nos boissons. Nous serons super bien servies, avec cacahuètes sucrées et petit cookie, une très bonne surprise pour moins cher que chez Starbucks. Quand nous ressortons, le gros nuage est parti et le soleil tape de plus belle.

Nous quittons les lieux en remontant la grande artère commerçante de Kyoto. On y trouve beaucoup de boutiques et même un Disney Store sur deux étages. Ça grouille de gens, difficile de rester quelques minutes arrêtées devant une vitrine sans gêner. Notre seul craquage ? Une paire de boucle d’oreille chacune, avec d’un côté un avion et de l’autre côté un globe. Comme ça on a les mêmes, ça nous fera un souvenir du voyage en commun. Enfin, presque les mêmes, car les boucles étant faites à la main, les globes sont de couleur différente, ça rajoute un petit côté personnel que j’adore.

Après ça, nous arrivons enfin sur Teramachi Street, comme un peu partout au Japon j’ai l’impression, c’est une rue avec des arcades couvertes. Ici les magasins vendent tous la même chose, des coques de téléphones, des peluches, des pinces à cheveux faites à la main, ou encore des portes monnaies tricotés aussi à la main. On y croise même un bar à chien spécialisé dans les Shiba, cette rate de chien japonaise qu’on adore et qu’on n’arrête pas de croiser depuis que nous sommes là.

On continue notre chemin jusqu’au Nishiki Market qui est presque dans la prolongation de la rue Teramachi. Comme à Osaka hier, le marché est surtout axé sur la nourriture. Beaucoup de poissons encore frais attendent d’être achetés. Ils y vendent toujours des petits poulpes sur bâtonnet comme hier. Il est 16H, on se pose à un petit stand climatisé histoire de savourer un Bubble Tea pour moi et une glace pour Adélie.

Il est 16H30 quand nous décidons d’arrêter notre journée. Nous devons prendre 2 bus pour rentrer à la maison, le chemin est encore long. Les arrêts de bus ont des diffuseurs pour rafraichir les gens, quelle horreur ! Non seulement il fait chaud mais en plus il fait humide maintenant. -_- Le premier bus sera bondé, mais le deuxième sera bien plus sympa. Nous sommes seules dedans et en plus de ça il nous déposera à deux pas de notre logement.

Avant de rentrer à la maison, nous nous arrêtons au konbini d’à côté pour nous acheter un dessert pour ce soir, et de l’eau. On en profite aussi pour se renseigner sur le fonctionnement du takkyubin. On aurait bien voulu faire envoyer nos valises à Tokyo au lieu de les transporter sur cette dernière liaison. La dame ne comprend pas nos questions mais finit tout de même par nous délivrer les papiers nécessaires. Je décide de demander à mon host airbnb de m’aider à les remplir. En rentrant, je le contacte immédiatement, il me confirme que c’est bel et bien les bons papiers, maintenant nous devons réfléchir un peu plus à tout ça.

En rentrant, nous prenons chacune une bonne douche qui fait du bien et je m’attèle à la préparation du dîner.

Ce soir, nous mangeons devant la télévision et profitons de la soirée jusqu’à 22H environ. On va ensuite se coucher car demain, une longue journée nous attend. Nous partons pour la jolie petite ville de Nara, malgré la pluie annoncée. On croise les doigts !

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