Voyage à Taïwan en solo [J14 : Vol vers Shanghai et soirée d’escale sur le Bund]

C’est le grand jour du départ. Enfin, le début du départ plutôt ! Je me réveille sur les coups de 9H30, avant mon réveil, ce qui me permet de traîner un peu.

Je boucle ma valise et vais faire mon check-out. Tout est rapidement expédié. Il est 10H30, j’ai largement le temps de trouver la meilleure solution pour aller jusqu’à l’aéroport. J’ai plusieurs options, prendre deux bus et ne faire aucun chemin à pied, marcher 10 minutes pour prendre le métro puis attraper la ligne express à la Main Station, ou encore marcher 13 minutes et prendre un bus direct qui passe à 11H. Je choisis cette dernière option. Les trottoirs sont larges, agréables, ce n’est pas difficile d’y faire rouler la valise, et au moins je n’aurai aucun changement à faire.

Je fais le tour de la Taipei 101, comme si c’était un au revoir, puis je pars au niveau de l’hôtel Hyatt. Le bus ne passera qu’à 11H15, avec donc un petit retard, mais ce n’est pas grave.

C’est un bus à étage, ce qui permet de mettre les valises en bas et d’être très confortable à l’étage. Nous ne ferons que deux arrêts en ville avant de prendre la direction de l’aéroport.

Ce sont les dernières images que je vois de Taipei, alors j’essaie d’en profiter. C’est aussi l’avantage de prendre le bus plutôt que le métro.

Il est 12H15 quand le bus nous dépose devant le terminal 2. Nous sommes au rez-de-chaussée et je reconnais le terminal des arrivées. Après un petit escalator, me voilà au niveau des départs. L’aéroport est plutôt sympa, bien qu’un peu sombre. Il y a des décorations non identifiées au plafond que je trouve un peu douteuses, mais c’est sûrement une question de goût !

Les enregistrements China Eastern se font au guichet 2, et moi je viens d’arriver au 22… autant vous dire que j’ai une sacrée marche devant moi. Arrivée devant le guichet, tout est vide, juste un panneau pour indiquer que le check-in ne démarre que 2H30 avant le vol. Il est 12H30, j’ai donc une petite demi-heure à tuer.

Vu qu’il me restait une carte postale que je n’avais pas pu envoyer, je décide de redescendre au rez-de-chaussée et trouve rapidement la poste. Voilà une bonne chose de faite.
Ensuite, je monte au 4ᵉ étage où se trouve le food court. Ici, on a le choix, cuisine chinoise ou internationale. Pour dépenser mes derniers dollars taïwanais, j’opte pour des egg pancakes accompagnés d’un thé au lait. Je me pose tranquillement dans un coin en attendant l’heure.

À 13H, direction le niveau 3, celui des check-in. Je regagne le guichet 2 où une longue file a déjà pris place. Dans la file SkyPriority, il n’y a personne. Dès qu’un guichet se libère, on m’y redirige directement. L’hôtesse est très souriante, elle m’imprime mes deux boarding pass ainsi qu’une invitation pour le salon. Elle pointe du doigt le QR code demandant aux voyageurs de remplir l’Arrival Card avant l’arrivée en Chine, mais semble vérifier si je suis concernée. Je lui réponds que je l’ai remplie, même si je ne suis qu’en transit, car j’ai 8h devant moi et je compte sortir de l’aéroport. Elle est rassurée et me demande si je veux enregistrer mon bagage jusqu’à Milan. Je confirme. Elle me remet aussi un sticker « transit » et me fait annoter mon nom et numéro sur le document de transfert.

À présent, direction la sécurité, où l’on peut se délester des power banks en trop (2 maximum par personne), ainsi que de tous les objets interdits à bord.
Il n’y a aucune file prioritaire pour les Business Class ou les frequent flyers, mais le temps d’attente est estimé à 7 minutes. Je mettrai moins que ça. J’ai juste eu besoin de sortir mon ordinateur, toutes mes autres affaires sont restées dans mon sac, inutile de sortir tous les liquides ou le reste de l’électronique… quel gain de temps !
Juste derrière, le contrôle aux frontières s’enchaîne. Tout s’effectue via des e-gates, on scanne le passeport, on regarde la caméra, et c’est terminé.

Il est 13H15 lorsque je me retrouve airside, on peut dire que ça ne traîne pas à TPE. Quelle efficacité ! Je traverse le duty free où les grandes enseignes exhibent leurs produits.
Je ne sais absolument pas vers quel lounge me diriger, alors je tente ma chance auprès de Plaza Premium, mais on m’indique d’aller voir celui de China Airlines, situé juste en face.
En effet, c’est bien celui-ci où je suis accueillie. Il est 13H20, j’ai largement le temps avant l’embarquement.

Le salon est tout en longueur et propose un joli buffet bien garni, du chaud, du froid, du petit-déjeuner, de quoi faire des salades, des nouilles et même des plats sur demande. La prestation est excellente.
Cerise sur le gâteau, il y a même de quoi se faire des bubble tea, oui oui ! Le milk tea est à disposition, ainsi que les perles. On en trouve même aux fruits de la passion pour ceux qui veulent les mélanger avec un soda.

Je m’installe face au terminal avec de quoi grignoter, et surtout avec mon bubble tea à la main.
En bas, le grand ballet des check-in se poursuit. Dans le lounge, c’est plutôt calme, on trouve facilement une place tranquille.

Sur les coups de 14H30, je prépare mes affaires, fais un petit tour aux toilettes, puis me dirige vers la sortie.
Mon vol doit partir de la porte D4. Il est indiqué 10 minutes de marche, alors j’y vais tranquillement. Le boarding ne doit débuter qu’à 15H, ce qui me paraît un peu tard pour remplir un A330, mais bon… j’espère que nous partirons à l’heure, sinon mon escapade à Shanghai pourrait tomber à l’eau.

Pour rejoindre la porte, je dois descendre quelques escaliers. Mon avion est bien là au contact.
Les PMR sont en cours d’embarquement, mais celui des autres passagers n’a pas encore commencé. Il y a largement assez de place pour patienter dans la zone.

À 15H00, les hôtesses s’agitent un peu mais nous demandent encore de patienter. Quelques minutes plus tard, la barrière de la file SkyPriority s’ouvre. Le boarding pass est déchiré comme une sanction. La passerelle est très courte jusqu’à l’appareil. Il y a deux files, une pour la classe éco et l’autre pour la Business, à l’avant de l’appareil.
En arrivant à la porte, je montre mon boarding pass et un PNC m’invite à le suivre jusqu’à mon siège en 8A.

Quelle surprise de découvrir une cabine long-courrier ! L’aménagement est en 1-2-1 dans des tons bleus/violets. On est très loin de la cabine que j’avais eue à l’aller. Pour un vol de 2 heures, c’est vraiment du très bon. J’ai l’impression que ma poisse des cabines me quitte peu à peu.

Sur le siège se trouvent une couverture et un oreiller, tandis que sur la tablette, le menu des boissons est présent. À mes pieds, de la presse (chinoise), des chaussons et les consignes de sécurité/Wi-Fi.
Une bouteille d’eau et le casque ont été déposés dans le petit filet sur la gauche.
Niveau connectique, il y a tout ce qu’il faut, USB et prise électrique juste à côté de moi. Les commandes du siège se trouvent en dessous de la télécommande. Je n’aurai pas vraiment l’occasion de les utiliser sur un vol si court.

Sur l’IFE, on retrouve une programmation convenable, surtout pour un vol de cette durée. Les films internationaux ne manquent pas.
À peine le temps de faire quelques photos qu’un oshibori m’est distribué. Le service de bienvenue s’ensuit avec, au choix, un verre d’eau ou de jus d’orange. Ce dernier aura ma préférence.

Peu après, l’hôtesse vient se présenter à moi. Elle m’indique que le temps de vol sera de 1H35 jusqu’à Shanghai. Elle me cite le menu et me demande ce que je souhaite boire. Je voulais tenter le cocktail signature proposé sur la carte, mais elle semble gênée. Elle me dit que ce n’est pas possible. Pourtant, à l’aller, j’avais vu des passagers en prendre… bizarre. Du coup, ça sera un nouveau jus d’orange pour moi.
Nous nous préparons au départ. Le commandant de bord prend la parole pour nous indiquer que nous allons bientôt quitter notre point de stationnement.
Les PNC s’activent en cabine pour vérifier les coffres et boucler les ceintures des sièges inoccupés.
À 15H20, les consignes de sécurité sont diffusées sur les écrans, d’abord en chinois puis en anglais. Seul problème, c’est pile à ce moment-là que mon hôtesse vient ranger mon écran pour le décollage.
Nous sommes repoussés puis partons au roulage à 15H30 précises. Les appareils China Airlines règnent en maîtres ici, et on en croisera un particulièrement beau en allant faire la queue pour le décollage.
Devant nous, AirAsia et China Airlines se préparent, nous allons pouvoir les suivre.

À 15H45, il est temps de quitter le tarmac taïwanais. Le décollage n’offrira pas de belles vues car, comme souvent en Asie, tout semble voilé.
Nous traversons immédiatement une zone de turbulences qui nous oblige à rester attachés pendant de longues minutes.
Les PNC sont finalement libérés et passent dans les rangs avec le QR code permettant de remplir l’Arrival Card pour entrer en Chine.
S’ensuit la distribution d’un nouvel oshibori, puis la table est dressée, toujours avec une nappe en papier.
En arrivant à mon niveau, l’hôtesse se trompe de boisson et me sert un Sprite, que j’accepte malgré tout. Elle me donne également un sachet de noix.
Le plateau arrive immédiatement après, avec un repas très léger, un peu de charcuterie, des nouilles, des fruits et un gâteau. Pour un vol de 2 heures, c’est vraiment très correct, encore une fois.

Le gâteau au citron était vraiment très bon. Ça me fait plaisir de trouver une petite touche sucrée, car en Asie ce n’est pas toujours évident.
Nous poursuivons notre route vers Shanghai et j’essaie de me connecter au Wi-Fi, sans succès.
Le vol passe rapidement. Je consulte la géovision et remarque que nous avons pris une route un peu biscornue, sûrement en raison des conditions météo.

À 16H50, on nous annonce que la descente a débuté. Les PNC sont en effervescence. Il est précisé qu’en cas de symptômes (cf. la longue liste répétée à chaque vol), il faut se signaler.
Le manège des coffres reprend, signe que nous allons bientôt atterrir.
Shanghai se dessine sous nos pieds, mais cette fois impossible de voir la skyline.

Il est 17H16 lorsque nous touchons terre. Bonne surprise : nous sommes en avance !
Malheureusement, le roulage sera un peu long, il faudra attendre 17H35 pour être stationnés.
Je quitte l’appareil et, cette fois, je suis les panneaux « sortie ». Premier obstacle, le filtre sanitaire. Après une simple prise de température, je poursuis vers l’immigration. À ma grande surprise, il n’y a absolument aucune queue ! Voilà qui va m’aider à profiter de ma soirée à Shanghai, car si j’avais dû attendre une heure, j’aurais abandonné cette idée.
A l’entrée de la file, on me demande si je suis en correspondance. Je réponds que oui, mais que je souhaite sortir. On me laisse passer après vérification de mon Arrival Card.

Le policier inspecte chaque page de mon passeport, me demande si je reprends un vol pour l’Europe ce soir et d’où je viens. Ensuite, je dois suivre les instructions de la machine pour la photo et les empreintes. Elle parle français, ce qui est bien pratique. Un coup de tampon, et c’est terminé.
Me voilà en Chine, à nouveau ! Il est 17H50. J’ai largement le temps de déposer mon sac en consigne pour ne pas m’encombrer. Je rejoins le niveau 1 et laisse mon sac pour 15 yuans. Petit problème, les batteries de mon appareil photo ne sont pas autorisées. Je récupère donc la trousse avec moi.

Je me dirige vers la sortie, tout de même soulagée de quelques kilos. Je me souvenais que les Didi se prenaient dans un parking en face de l’aéroport, mais plus du tout à quel niveau.
Mon chauffeur m’envoie des photos de sa localisation qui ne correspondent pas du tout à ce que je vois. Petit moment de panique… puis je me souviens qu’il faut monter d’un étage. Il a été sympa d’attendre 10 minutes, le temps qu’on se retrouve.
À 18H30, nous sommes en route pour Shanghai. J’ai demandé à être déposée au milieu du Bund afin de le descendre à pied et terminer ma soirée à Yuyuan. Lors de mon précédent séjour, je n’avais pas eu l’occasion de voir ces lieux de nuit, c’était donc une évidence pour moi.
Le soleil se couche rapidement et, lorsque les premiers buildings apparaissent, il fait déjà nuit.

Il y a quelques bouchons à cette heure-ci, mais rien de très important. Nous mettrons tout de même presque une heure pour rejoindre le Bund, très animé.
Je connais déjà les lieux, mais les découvrir de nuit est juste magique. J’en prends vraiment plein les yeux. Évidemment, il y a énormément de monde, mais ça, je m’y attendais.

Je dois dire qu’après avoir côtoyé les Taïwanais, ça fait bizarre de revenir en Chine. Ce sont deux pays vraiment différents sur bien des aspects.
Je longe le Bund et tente de me frayer un chemin à travers la foule. L’ambiance est vraiment sympa, il fait super bon, je suis ravie d’être ici.

Sur toute l’avenue, des photographes alpaguent les touristes et vendent leurs photos 30 RMB. L’avantage, c’est qu’ils disposent d’un spot sans personne autour, face à la skyline. Je me laisse prendre au jeu et accepte. Il me fait faire quelques poses et me montre le résultat sur sa tablette. Je suis un peu décontenancée au départ, je ne me reconnais pas sur son écran. Ma peau est lissée, encore plus pâle que d’habitude, mon visage est affiné, mes yeux agrandis… On ne dirait vraiment pas moi. Je lui dis alors que le résultat ne me plaît pas (via Google Translate bien sûr), que mon visage est trop modifié. Il appuie sur un bouton et hop, mon vrai visage apparaît, sans filtre. Je lui prends finalement une photo, car ça me fait un souvenir et elle est plutôt réussie. Il me l’envoie directement sur mon téléphone via WeChat et je le paye avec Alipay. Welcome to China ! haha

Après avoir descendu une bonne partie du Bund, il est 20H15 lorsque je bifurque vers le centre. Je ne suis pas très loin à pied de Yuyuan, ça aurait été dommage de reprendre un Didi pour si peu.

Je traverse de grands axes, passe par un grand mall avec de jolies décorations, et je me dis que je serais bien restée quelques jours de plus à Shanghai, tant il me reste de choses à découvrir dans cette ville. Je croise beaucoup de policiers, presque à chaque coin de rue. J’avais oublié que c’était si courant en Chine.

Je passe ensuite par Old Street Shanghai, le vieux quartier où les ruelles sont décorées de lampions. C’est un chemin que je ne connaissais pas pour rejoindre Yuyuan, et c’est vraiment magnifique.
Quelques minutes plus tard, je reconnais Yuyuan et ses magnifiques bâtiments. La rue est piétonne, ce qui permet de se promener tranquillement au milieu des échoppes.

Je rentre dans les ruelles de Yuyuan et retrouve un peu mon chemin. Si j’avais eu plus de temps, je me serais arrêtée chez Shake Shack, mais on ne va pas jouer avec le feu non plus !

Je remonte jusqu’au petit ponton, encore plus beau de nuit, et je me prends un tanghulu dans un petit stand.

L’ambiance est vraiment géniale, en plus d’en prendre plein les yeux ! Je suis vraiment ravie d’être revenue ici.

Il est plus de 21H lorsque j’arrive au bout de la rue. Je n’ai pas traîné !
Il est temps de reprendre un Didi pour retourner à l’aéroport, histoire d’être large et de ne pas stresser.

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