Voyage en Finlande en solo [J5 : Chiens de traineau & Chasse aux aurores boréales]
Réveil sur les coups de 10H, j’émerge doucement. On peut dire que j’ai passé une nuit complète pour une fois.
Ce matin, c’est tranquille ! Mon rendez-vous pour mon excursion à huskies n’est qu’à 12H30.
Je me rends avec un peu d’avance devant l’office de tourisme, car c’est là que nous devions nous rendre. Beaucoup d’agences font leur pick-up ici, c’est plutôt pratique et facile d’accès.
Le van de All Huskies arrive en avance et je fais la connaissance de Laura, qui va nous conduire jusqu’à la ferme de huskies à Kittilä. Nous sommes 7 à bord, nous serons donc sur 4 traineaux.
Arrivés chez All Huskies, on nous donne quelques instructions. Pour ma part, j’avais demandé à être sur le traîneau du guide, car je n’ai pas la force pour être musher et je préfère profiter de la balade tranquillement assise.
Certains ont besoin de vêtements contre le froid et la neige et sont donc équipés en conséquence.
On nous fait à présent pénétrer dans l’enclos où se trouvent les chiens prêts à partir. On nous demande d’être prêts rapidement, car les chiens sont excités comme tout. Ils font un bruit de fou !
Je m’installe sur le traîneau de la guide qui me présente les huit chiens qui vont courir et nous prenons un temps pour discuter. À gauche, que des jeunes femelles et à droite, des mâles.
C’est parti, nous filons à vive allure à travers les sapins. Les paysages en Finlande sont très caractéristiques avec ces grandes forêts interminables. Le chemin fait une boucle de 10 km et les chiens s’en donnent à cœur joie.


Je continue à discuter un peu avec ma musher qui m’explique qu’elle a déjà travaillé dans beaucoup de fermes à huskies, mais que c’est ici qu’elle a trouvé un endroit familial où les chiens sont vraiment bien traités.

À mi-chemin, nous faisons une pause pour laisser les mushers échanger avec leur passager. Les chiens en profitent pour se rafraîchir, manger de la neige et se rouler dedans, particulièrement le joli husky beige qui me fait mourir de rire.

Une fois de retour au point de départ, nous avons le temps de faire quelques photos avec nos chiens et de les caresser. Certains sont timides, mais d’autres sont très demandeurs de câlins. Il y en a un qui ne cessait de se frotter à moi, il n’en avait jamais assez de mes caresses.


Après cette jolie balade, nous nous retrouvons dans un kota pour discuter un peu de l’élevage tout en savourant un jus de baies bien chaud.
Autour du feu, nous discutons avec Laura qui nous raconte que les propriétaires habitent ici et sont donc toujours en contact avec les chiens. Ils sont actuellement partis pour une grande course de 350 km en Suède.
Elle nous explique le régime spécial des 70 chiens, leur race particulière en tant que huskies d’Alaska, différente des huskies scandinaves. Mais ils en ont tout de même quelques-uns que Laura nous emmène voir.
Il est à présent l’heure de retourner à Levi. Nous saluons une dernière fois les chiens et reprenons la route pour 20 minutes.
Il est presque 15H quand nous sommes déposés devant l’office de tourisme à nouveau. Je rentre jusqu’à mon appartement pour me poser un peu.
Après quelques coups de fil, il est l’heure de faire à manger et de me doucher. Ce soir, le point de rendez-vous est à 18H35.
C’est de nouveau Daria qui m’accueille ce soir et elle me fait monter devant. Nous sommes au complet : un couple, un groupe de quatre amis italiens, un homme venu du Chili et moi-même.
Nous partons ce soir en direction du sud-ouest, vers Pello.

La météo a changé aujourd’hui, donc il a été difficile de déterminer quelle direction prendre. Le ciel à Levi est nuageux en début de soirée, mais cela devrait s’améliorer un peu plus tard. En chemin, une toute petite activité commence à être visible sur les webcams, mais nous poursuivons.
Après avoir testé plusieurs endroits pour trouver un spot dégagé, nous nous arrêtons sur une petite route à proximité de Orajarvi. Les lieux sont parfaits, il n’y a personne, aucune lumière parasite, et le ciel est parfaitement dégagé. Il ne nous reste plus qu’à attendre.
C’est très rapidement que mon appareil détecte les premières lueurs verdâtres, et très vite, un petit arc vert et rouge se forme. Il est à peine 21H30 !



Au même moment, un bus entier arrive, suivi de deux autres vans. Cela fait beaucoup de monde au même endroit, même si la route est longue. Nous nous éloignons un peu, mais la lumière orange du bus est très gênante sur les photos. Je décide d’aller moi-même leur demander d’éteindre et heureusement, je suis bien reçue. À présent, nous pouvons profiter de cette petite aurore qui s’élève derrière les arbres.
L’activité ne dure pas et un gros nuage noir arrive droit sur nous. Il n’en faut pas plus pour que tout le monde quitte le navire. Bus et vans s’en vont, nous laissant seuls ici. Nous décidons de rester… et heureusement !
Quelques minutes après, l’activité commence à se faire plus intense. Quelques mouvements sont visibles et les couleurs sont assez vives.
Nous profitons pendant presque une heure de cette aurore qui va et vient. Seule ombre au tableau : ce gros nuage qui se joue de nous.

Quand l’activité faiblit, nous décidons de reprendre la route pour remonter, vu que le ciel se dégage de plus en plus.
Alors que nous fonçons droit vers le nord, je repère de l’activité juste devant nous. Heureusement, nous trouvons un parking non loin pour nous arrêter. Nous sommes au bord de la route, mais il n’y a personne qui passe, donc ça va le faire !
Nous sommes dans les alentours de Ylinenvaara, il est 00H45 et l’activité repart de plus belle. Uniquement du vert cette fois, mais qui couvre une bonne partie du ciel.

Une fois l’activité dispersée, nous décidons de poursuivre notre route jusqu’à Levi. Le ciel s’y dégage de plus en plus, nous pouvons toujours nous arrêter à n’importe quel moment.
Finalement, nous atteignons la ville sans avoir aperçu d’autres aurores dans le ciel.
Il est 02H30 lorsque je suis déposée à mon appartement. C’est l’heure pour une bonne nuit de sommeil. Je n’ai pas de rendez-vous demain, donc je vais avoir le temps de dormir.

