Voyage à Bucarest en solo [J1 : Direction Bucarest, première visite à l’Athénée Roumain]
Ce matin c’est le départ pour une nouvelle destination, la Roumanie.
Réveil très matinal à 4H15, avant même que le réveil ne sonne. J’avais pris le pari de ne pas réserver mon Uber car la réservation me coûte 10€ de plus que le prix habituel et vu où j’habite, on m’a souvent dit que je n’avais pas à m’en faire lors de mes départs matinaux.
Au final, en me préparant, je jette un œil sur Uber et Bolt, et constate rapidement que le temps d’attente n’excède pas 7 minutes. Cela va me permettre de payer mon trajet 23€ au lieu de 35€ si je l’avais réservé la veille.
À 4H40 me voilà fin prête à partir et mon Uber arrive. Le trajet sera de 25 minutes jusqu’à l’aéroport. Normalement il devait prendre la rocade mais finalement il prend les boulevards. Vu l’heure qu’il est, le temps sera le même, mais le nombre de kilomètres est bien inférieur (15 contre 23 km).
Je suis déposée à 5H05 devant le hall A. Aujourd’hui je prends KLM donc je vais découvrir un peu plus ce côté-là de l’aéroport.
Des contraintes de place contraignent probablement la compagnie à être séparée de sa jumelle qui se trouve dans le hall B.
Le check-in se situe à proximité et il n’y a pas d’attente dans la file Sky Priority. Je demande uniquement à récupérer mon boarding pass, étant donné que je n’ai qu’un bagage cabine.
Ce hall est bien plus grand que le hall B. Le PIF se situe malgré tout non loin de là, et une file priority existe. S’il n’y a pas d’attente pour passer ce portique, je me retrouve ensuite dans une petite file qui mélange tous les pax vers les 2 tapis.
Moi qui avais pris l’habitude du PIF du hall B, chill et souriant, ici c’est tout autre. Nous sommes pressés et les injonctions pleuvent.
La dame devant moi prendra un certain temps à vider sa valise de tout ce qui peut être problématique.
Pour ma part, on me reproche la poche de congélation dans laquelle se trouvent mes 3 pauvres liquides. Elle est trop grande. On me demande alors de tout transvaser dans une plus petite poche qui m’est tendue. Comme si ça changeait quelque chose. À noter que cette poche me suit depuis mon départ pour Taïwan et que personne (y compris plusieurs fois à BOD) n’avait rien trouvé à redire.
Ce terminal me donne vraiment une vibe low cost, et c’est bizarre qu’une compagnie comme KLM se trouve ici, au milieu de Volotea et Wizz.
On ressent que la cadence est loin de celle du hall B et que les passagers (ici plus souvent occasionnels), sont moins habitués à ces procédures.
Il m’aura fallu malgré tout 10 minutes pour me retrouver airside. Il est à présent 5H20.
On trouve un petit duty free en sortant, et juste à droite la PAF, avec une longue queue.
Pour ma part, j’embarquerai en porte 2, où il n’y a pas besoin de passer la PAF.
Je mets un petit temps à comprendre où se trouve l’accès au lounge, il faut en réalité « faire la queue » pour la PAF, et bifurquer juste avant, pour aller à droite. Un long couloir fléché permet de rejoindre l’ascenseur et l’étage supérieur.
L’accueil est souriant, mon boarding pass est bippé et la porte m’est ouverte.
Je découvre un grand espace, pratiquement vide. Seules 2 personnes sont installées… et je comprends rapidement pourquoi. Il y fait une chaleur insupportable. La clim ne fonctionne pas et seuls quelques ventilateurs tentent tant bien que mal de faire leur job.
Je fais malgré tout le tour du salon qui présente vraiment bien. On y retrouve un buffet avec quelques mets salés (sandwich, fromage, jambon), mais également des petits paquets de céréales, de la confiture, du Nutella, des madeleines, et bien sûr, des viennoiseries.
Un peu plus loin, un coin apéritif est dressé avec plusieurs alcools, et des chips/cacahuètes.
La décoration est vraiment chouette, avec de grands tableaux illustrant la région. Les espaces sont aménagés avec goût.

Je prends quelques trucs à grignoter en rechargeant mon téléphone rapidement, car je ne peux pas davantage rester ici. Je sue à grosses gouttes et même avec le ventilateur, on peut rapidement se trouver mal.
Un petit tour par les toilettes (qui cette fois, se trouvent dans le lounge), et je m’enfuis.
En ressortant, je discute un peu avec le préposé qui lui aussi, est tout rouge derrière son ventilateur.
Il m’explique qu’avec les 44°C de ces derniers jours, les machines ont eu du mal à suivre et cela fait depuis hier que la clim est en panne. Ce sont des choses qui arrivent, mais ce n’est vraiment pas de bol.
Je rejoins le terminal où il fait bien meilleur.
Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de goûter un bon cannelé avant de partir, il ne faudra compter que sur Baillardran, l’enseigne fancy et surgelée pour les touristes. Point de Toque Cuivrée (les meilleurs), dommage.
Il y a pas mal de monde mais en me dirigeant vers ma porte je trouve rapidement une place pour m’installer. Il est 5H45, l’embarquement va bientôt débuter.
Une annonce retentit d’ailleurs peu de temps après, indiquant que les zones vont être appelées les unes après les autres.
Peu avant 6H, les zones 1 et 2 sont effectivement appelées. Je me mets dans la petite file qui se forme. Après contrôle de la CNI, direction la passerelle… ah non, ici nous devons tout d’abord monter un étage (où il fait très chaud) avant de pouvoir déboucher sur la passerelle.
Cette dernière est climatisée alors même si nous devons attendre quelques minutes ici, ce n’est pas bien grave.
Quelques minutes après nous sommes invités à avancer. L’accueil à bord est très souriant.
Je prends place en 4F, un siège situé dans la partie « Economy Comfort » avec donc plus de place pour les jambes. C’est un vrai plus chez KLM ! Cette section est gratuite pour les Gold et souvent, il n’y a personne sur les sièges du milieu car comme ce sont des rangs payants pour les pax, la plupart n’iront pas payer pour se mettre entre deux personnes, sauf en cas de vol complet.
Notre 737 du jour se remplit, et une fois l’embarquement terminé à 6H15, ma théorie se confirme, je n’ai pas de voisin en E.
Il est 6H25 quand notre commandant prend la parole en Néerlandais puis Anglais. Nous sommes prêts un peu en avance pour le départ mais nous allons quand même devoir attendre l’heure. Le temps de vol sera de 1H20 pour rejoindre Amsterdam, avec de bonnes conditions de vol.
Moins de 5 minutes plus tard, nous sommes repoussés alors que les démonstrations de sécurité sont dispensées par l’équipage, d’abord en Néerlandais, puis en Anglais.
Pendant ce temps, le soleil s’est levé sur l’aéroport. Les couleurs du ciel sont magnifiques.
Nous partons au roulage et quittons la piste à 6H40.
La cabine est calme mais vieillissante, en atteste l’absence de WiFi et de prise électrique.
Nous survolons Lamarque et l’estuaire de la Gironde que je ne connais que trop bien avant de foncer vers le nord-est.

M. en 5C semble être un GP car il sera traité comme un roi. Plateau de la Business, petites attentions… j’en serais presque jalouse.
A bord, on retrouve un peu de lecture. KLM dispose encore d’un magazine de bord, et en plus il est en Anglais.
À 7H, le trolley pour les boissons fait son apparition. En amont, les PNC distribuent un gâteau d’une taille très satisfaisante. Pas de bol pour moi, je découvre que c’est un banana bread et je déteste la banane. Tant pis, il fera le bonheur de mon presque-voisin. Je prends malgré tout un verre d’eau qui me sera servi avec le sourire.
En voulant utiliser la tablette du siège du milieu inutilisé, je me rends compte que cette dernière a un petit problème, il me sera impossible de la refermer correctement.
À 7H50, on nous indique un début de descente avec une arrivée dans une quinzaine de minutes suivie d’un court roulage.
En préparant l’atterrissage, la PNC remarque la tablette capricieuse, mais elle non plus n’y parvient pas. C’est finalement sa collègue qui semble avoir le coup de main.
J’ai trouvé l’équipage très sympa et souriant durant toute la durée du vol en tout cas.
Les Pays-Bas apparaissent déjà sous nos pieds, enveloppés d’une douce lumière matinale. Ça change, car beaucoup de mes passages à AMS ont été sous une météo catastrophique.
Il est 8H02 quand nous nous posons, avec une belle avance sur l’horaire indiqué.
Durant notre court roulage, notre commandant nous informe d’un petit changement de programme en notre faveur. Nous devions avoir une porte au large, et prendre un paxbus, mais finalement nous allons être au contact à l’aile D. Super !

Quelques minutes plus tard nous sommes en effet au contact. Il est demandé à tous de fermer les hublots pour « faciliter la préparation de l’avion ». Je n’avais jamais entendu ça, est-ce dû à la chaleur ? Probablement.
Le débarquement est immédiat, il est 8H10 quand nous prenons congé.
Juste un escalator à remonter et me voilà au beau milieu des portes D.
Pour rejoindre le lounge, il me suffit de prendre un tapis roulant qui me mène dans la zone centrale de l’aéroport.
Depuis mon dernier passage, je vois de belles améliorations, les travaux en bas sont enfin terminés.
Je prends la direction du Crown Lounge, que je n’avais pas fréquenté depuis plus d’un an.
Accueil sans un regard via la borne, et je redécouvre le remplissage important. Difficile de trouver une place près d’une prise électrique. Mais au moins ici, il fait bon !
La prestation en revanche est toujours aussi parfaite. Pour le petit-déjeuner ici, ce ne sont pas les options qui manquent. Sucré, salé, fruits, plats chauds, il y a tout ce qu’il faut.

Je me prends de quoi grignoter et me pose au fond du salon, près de la baie vitrée, c’est ici que je trouverai une place, mais sans prise malheureusement.
Je me déplace peu après sur les grandes tables avec des prises. L’assise est bien moins agréable mais au moins je peux brancher mon téléphone qui a bien besoin d’électricité.
On vient me proposer un chocolat sur un petit plateau, chose que j’accepte avec plaisir.
Le Crown Lounge propose des douches sur demande que j’avais déjà testées par le passé.
Le buffet évolue rapidement et à 10H40 déjà, le déjeuner s’installe. Les céréales font place à un bar à salade. Une multitude d’options sont disponibles, des bouchées, des burgers, des œufs, des pâtes…
De mon côté je tue le temps en essayant de rattraper mon retard dans la rédaction de mes Flight Reports.
En regardant un des écrans je remarque que mon vol est retardé à 14H, comme quelques autres. Je recevrai les informations par SMS, mail et notifications juste après.
La raison est toute trouvée, depuis ce matin, toutes les rotations de mon destrier ont été en retard. Il arrive donc de Prague avec 30 minutes de retard.
Pour la suite de mon attente, je passe du côté du bar qui s’avère un peu plus tranquille.
Il n’y a plus de coupe de champagne disponible mais cela ne m’empêche pas de me servir quelques bulles pour patienter.
Sur les coups de 13H je me décide à bouger, mon embarquement est maintenant prévu pour 13H30.
Après un petit escalator pour redescendre au niveau inférieur, je parcours l’immense duty free qui ressemble davantage à un centre commercial qu’à un terminal.
En porte, il y a beaucoup de monde et les écrans matérialisant les files sont déjà allumés. Je m’installe un instant en attendant l’annonce de l’embarquement qui doit avoir lieu à 13H30.
Une annonce apparaît pour demander des volontaires pour enregistrer son bagage cabine, car les racks risquent d’être pleins. C’est une annonce qui a tout le temps lieu ici, je ne m’en inquiète même plus.
Au final, 5 personnes se dirigent vers le guichet pour se séparer de leur valise (merci à eux, tant que ce n’est pas moi…).
Un message automatique est diffusé à 13H28, il annonce un embarquement imminent par zone. Tout d’abord, ce sont les familles avec enfants de moins de 2 ans qui sont conviées, ainsi que les membres Ultimate.
S’ensuit l’appel de la zone 1, puis enfin la mienne, la zone 2. Mon boarding pass est vérifié pour s’assurer que je suis dans la bonne zone, mais le scan se fait directement au portique. Pas de présentation de document d’identité ici.
Après une courte passerelle, j’arrive rapidement à la porte de l’avion. Sur cette passerelle, la vue sur le fuselage est bouchée, impossible donc de faire une photo.
Après un accueil très souriant, je prends place dans un B737 équipé des nouvelles cabines avec les racks à bagages permettant de mettre la valise sur la tranche. Je suis en 4A pour ce vol, donc encore dans un rang Economy Comfort.
Il est demandé à tous de prendre place en veillant à placer les gros bagages dans les coffres et dans le bon sens. Une annonce que beaucoup ont ignorée si on regarde la moitié des racks.
Les sièges sont équipés d’une têtière réglable ce qui est très agréable. Une fois assis, on retrouve un holder pour déposer son téléphone. L’anti-dérapant en dessous permet de le caler pour regarder une série par exemple. À côté, se trouve un repose-gobelet.
La lecture se trouve en haut, et on y retrouve comme tout à l’heure, le magazine de bord ainsi que la notice de sécurité. Le sac à vomito, lui, se trouve dans le rangement du bas.
La prise USB est également face à moi, toujours avec indiqué USB dans les deux sens (sauf que pour de l’USB A, ça ne fonctionne pas tout à fait comme ça lol).
L’appareil indique disposer du WiFi.
Lorsque j’ai regardé ce matin, mon rang était vide, mais le reste du vol était plutôt très full. Nous verrons bien ce qu’il en sera… mais les zones défilent et je n’ai toujours pas de voisins.
Finalement, un couple montera dans les derniers pour prendre place à mes côtés et le boarding sera annoncé complet à 14H. Zut alors !
Les PNC sont très souriants, ils passent dans les rangs pour aider à ranger les bagages et s’occupent avec attention d’une famille avec bébé.
À 14H08 nous sommes repoussés et le chef de cabine prend la parole pour se présenter et saluer tout le monde au nom de tout l’équipage. Il rappelle quelques consignes, comme celle des photos du personnel interdites et précise que la durée de vol sera de 2H20 jusqu’à Bucarest.
Alors que nous partons au roulage deux minutes plus tard, les démonstrations de sécurité ont lieu et une jolie lumière bleutée accompagne notre départ.
C’est à 14H18 que nous quittons Schiphol.
La montée est rapide et déjà, les Pays-Bas s’éloignent.

Le commandant de bord prend finalement le micro quelques minutes après le décollage. Il se présente et s’excuse tout d’abord pour ce départ retardé de 30 minutes en raison de l’arrivée tardive de l’appareil.
Il nous confirme que le vol aura une durée de 2H20 mais que si cela est possible, nous essayerons de gagner un peu de temps.
Le WiFi est tout de suite fonctionnel. Pour cela, il est nécessaire de s’authentifier sur son compte Flying Blue, puis de regarder une petite pub C&A aux couleurs de l’aéroport de Schiphol. On peut même profiter du surf, pas seulement de la messagerie.
La prise USB fonctionne également.
À 14H40 le trolley est de sortie. Un sandwich au fromage est proposé, et pour agrémenter tout ça, j’opte pour un verre d’eau. En dehors des jus habituels, sont aussi proposés : vin, bière…
C’est très pratique de pouvoir tenir son gobelet tout en ayant mon ordinateur sorti, et mon téléphone trouvera même sa place dans le holder au-dessus. Cette cabine est très pratique.
Par le hublot, des milliers de petits nuages ont fait leur apparition.
Il fait relativement froid en cabine, pour la première fois depuis des jours j’ai la chair de poule.
À 15H30 un deuxième service a lieu, cette fois avec la distribution d’un petit gâteau. Il s’accompagne d’une deuxième boisson, cette fois, exit le vin et la bière, ce sont le thé et le café qui sont de sortie.
Sur les coups de 16H heure française / 17H heure roumaine, les paysages de Roumanie commencent à être visibles par le hublot.
Il est demandé à tous de rassembler ses déchets pour les transmettre à l’équipage qui passe avec la poubelle.
Un de mes voisins semble fêter un anniversaire car l’équipage leur ramène une petite carte et un carnet aux couleurs de KLM, accompagnés d’un petit sachet de crackers au fromage. Une bien jolie attention.
Il est 17H20 heure de Roumanie quand nous débutons notre descente. Le commandant nous indique qu’il fait 32°C à destination avec un peu de vent et que nous allons atterrir d’ici 20 minutes.
La PNC revient cette fois avec une bouteille emballée pour mon voisin. Décidément.
Aussitôt après, la cabine se prépare pour l’atterrissage. Dehors, de gros nuages orageux font leur apparition alors que nous descendons sur Bucarest.
La cheffe de cabine prend le micro pour demander à tout le monde de s’attacher, nous allons nous poser dans les prochaines minutes.
Il est finalement 17H35 quand nous nous posons à Bucarest. Durant le roulage, je repère quelques appareils de la US Air Force stationnés là.
Il ne nous faudra que 5 minutes pour venir nous stationner au contact.
Le débarquement sera très rapide. Je débarque en plein milieu des portes d’embarquement et tente de suivre le fléchage pour trouver la sortie.
Je n’ai pas de bagage en soute donc la sortie est rapide me concernant. Il n’est pas encore 18H quand je me retrouve airside. L’aéroport est très fréquenté, mais semble dater d’une autre époque avec son immense tableau vintage.
Je cherche où prendre un VTC mais les indications ne sont pas très claires. Finalement je trouve mon chemin après avoir demandé, et constate que l’anglais est quand même pas mal pratiqué en Roumanie. Il suffit de se rendre dans le terminal des départs, les pick-up des VTC se font dans un petit parking en face.
Il fait chaud à Bucarest, 32°C à 18H, et une certaine humidité qui n’arrange pas les choses.
Il ne faudra que 2 minutes pour trouver mon chauffeur Bolt. Pour rejoindre le centre il m’en coûte 59 lei, soit 11€. Très correct quand on sait qu’il y en a pour 45 minutes de route avec la circulation actuelle.
Je discute un peu avec le chauffeur qui parle bien anglais et qui est d’une gentillesse absolue. Il me conseille quelques endroits en ville et me dit qu’il y a beaucoup de Français, d’Anglais et d’Italiens qui viennent visiter Bucarest.
Il me dit également d’éviter les taxis, de rester en sécurité avec Uber/Bolt, c’est mieux ainsi, mais que sinon la ville est très sécuritaire et que je peux même sortir seule le soir. Bon pour cette dernière partie, si je peux éviter, je préfère éviter.
Je lui demande de m’apprendre quelques mots en roumain et il s’exécute avec plaisir. Cette langue a beaucoup de ressemblances avec l’italien, c’est très troublant.
Mon chauffeur est sympa mais il n’a pas la clim dans sa voiture alors je commence vraiment à avoir chaud, même les vitres grandes ouvertes.
Nous passons devant un grand Arc de Triomphe et mon chauffeur m’indique que c’est le même que celui de Paris, et en effet, ils se ressemblent beaucoup.
Il est 18H50 quand je suis déposée devant l’Ibis Styles Bucarest Center. De l’extérieur, l’hôtel ne paie pas de mine mais l’entrée se trouve en réalité au fond d’une petite allée.
Le quartier a l’air vivant et plutôt mignon, j’ai hâte d’aller arpenter.
Mon check-in se fait rapidement et je regagne enfin ma chambre au troisième étage. J’ai une jolie terrasse qui me permettra de profiter de la vue ce soir.

Je me pose un peu au frais, je refais mon sac en conséquence et je passe un petit coup de fil à ma maman pour la rassurer, et puis me voilà déjà repartie.
Il est 19H30 quand je pars à l’assaut de la ville. J’avais prévu de visiter quelques petits trucs ce soir qui sont dans le quartier.
Je commence donc à descendre le long de la rue Stirbei Vodă, il me suffit d’aller tout droit.
Je découvre très vite la belle architecture de la capitale roumaine. Les bâtiments sont vraiment très classes !
Certains se démarquent plus que d’autres le long de ma balade, comme le Palace Crețulescu malheureusement caché derrière de grands arbres.
Sur le côté, je devine l’Ateneul Român (Athénée roumain), une grande salle de concert où se produit l’orchestre philharmonique. Ce bâtiment historique date tout de même de 1888 et on peut dire qu’il n’a pas pris une ride.
J’irai le voir de plus près juste après, pour l’instant je préfère poursuivre tout droit pour rejoindre la rue Benjamin Franklin, une jolie petite allée piétonne située derrière l’Athénée. Son architecture est magnifique, je ne sais plus où donner de la tête. Il y a beaucoup de terrasses et de gens attablés ici, l’ambiance me semble vraiment tranquille.

Après ce petit détour, je retourne devant l’Athénée pile au moment de la golden hour. La luminosité est absolument magnifique. J’attends un petit moment que les gens sortent de devant les portes pour avoir une photo sans personne et avec un peu de chance, j’y parviens. Quel beau monument !


Je voulais une photo de moi dans ce bel endroit alors j’arrête une dame et sa fille pour leur demander de me prendre et ce fut une très belle rencontre. Elles étaient adorables et nous sommes restées un petit moment à discuter. Les deux parlaient un petit peu français donc elles ont pu pratiquer. Entre le chauffeur Bolt et cette rencontre, on peut dire que le contact passe bien en Roumanie !
Je rejoins ensuite la Place de la Révolution (Piata Revoluției), où tout le monde se promène tranquillement.

Quelques nuages montent un peu noirs et la météo ne cesse d’annoncer des risques orageux mais je n’y crois pas, à part un peu de vent il n’y aura rien d’autre.
Sur ma liste, j’avais noté un petit point d’intérêt vu sur Google mais vu l’heure je m’étais dit que je n’irai pas. Finalement, je l’aperçois au loin, il s’agit de « The New & Old Building », un bâtiment au design plutôt étonnant.

Je traîne un peu sur place et admire la bibliothèque de l’université centrale qui est absolument magnifique et dans la même lignée que l’Athénée.


La vue sur le Palais royal est également jolie de l’autre côté de la route mais j’ai l’impression qu’il n’est pas possible d’y entrer.
Après un dernier passage devant le Palais royal de Budapest et le National Museum of Art, il est l’heure de rebrousser chemin. Je n’ai aucune difficulté à revenir sur mes pas, c’est toujours tout droit !
Le soleil descend rapidement, mon timing était parfait, je vais pouvoir rentrer avant la nuit.
Je préfère ne pas me prendre la tête et je décide donc de commander à manger sur Glovo. J’ai vu des livreurs un peu partout avec leur sac jaune sur le dos donc je sais déjà que l’application fonctionne en Roumanie.
À quelques centaines de mètres de l’hôtel, je passe ma commande pour être livrée le plus rapidement possible.
Comme j’ai un peu le temps, je m’arrête dans la petite supérette située à côté pour m’acheter de l’eau fraîche. Je meurs de soif !
C’est très pratique car elle est située juste à côté de l’hôtel donc pour acheter des boissons, des snacks ou des petits articles de dépannage, c’est l’idéal.
Je suis livrée sur les coups de 21H30, j’ai une faim de loup et j’ai surtout très soif.
Ce soir ma soirée sera très calme, je n’allumerai même pas la télé, car aussitôt posée, aussitôt endormie. La journée a été longue.
Demain sera ma première vraie journée à Bucarest et j’espère ne pas trop souffrir de la chaleur.

