Voyage en Finlande en solo [J1 : Arrivée à Levi & première chasse aux aurores]

Il est 3H40 quand le réveil sonne ce matin, jour du départ. Ça pique ! Moi qui avais l’habitude de la navette de MPL ou du parking P6, me voilà toute déboussolée. Je n’ai pas voulu m’aventurer dans cet aéroport que je connais trop peu, en pleine nuit, j’ai donc opté pour un Uber.
Je le réserve la veille pour 4H du matin, il m’en coûte 35€ (je vis près de la gare St Jean donc dans le Sud de Bordeaux).

Quelques minutes avant 4H, mon chauffeur est bien là. Il est très sympa et me dépose à l’aéroport 20 minutes plus tard. À cette heure-ci, il n’y a personne sur la rocade !
L’aéroport ouvre à 4H, mais les guichets Air France sont encore vides à mon arrivée (peu avant 4H30). Il y a un gros entonnoir devant. Il faudra attendre 5 minutes pour que quelqu’un vienne remettre de l’ordre dans les files.
Les guichets SkyPriority sont très bien matérialisés, de même que l’accès au PIF dédié sur la droite.
Quelques minutes après, une armée arrive et prend place derrière les guichets. En tout, il y en aura 6 ouverts. Pas mal !
Ils s’installent tranquillement alors que nous prenons place dans les files.
Nous sommes à peine 10 dans la file SP. La file classique, elle, n’en finit plus.
Durant l’attente je fais connaissance avec une Américaine qui rentre chez elle au Texas après un trip en France. Nous parlons un instant, elle voyage en Business jusqu’à Dallas.
Le personnel blablate entre eux, il est 4H45 quand le go est donné, les guichets ouvrent enfin.
Ma valise est étiquetée jusqu’à Kittilä et on m’indique que je peux passer le PIF sur la droite puis me rendre au salon face à la porte 22 d’où partira mon vol.

L’accès au PIF prioritaire se situe à droite, en comparaison au PIF classique qui est sur la gauche. Je pensais avoir un tapis rien que pour moi mais il n’en est rien, il s’agit d’une déviation pour rejoindre le PIF classique. Je pense qu’en cas de gros flux, ce PIF-là doit être ouvert mais aujourd’hui ce n’était pas le cas. Malgré tout, on me fait directement accéder au tapis classique sans faire aucune autre file.
Je préviens que j’ai besoin de plusieurs bacs car j’ai beaucoup d’électronique. Pas de problème, on m’en donne 3, et en plus ils sont grands. Pas la peine de sortir le fer à lisser ici, par contre appareil photo oui. Chacun fait vraiment à sa sauce.
Premier passage, bip bip… les chaussures ! Ah oui c’est vrai, je dois tout le temps les retirer celles-là. Deuxième passage, c’est bon. Je récupère mes affaires et même avec le temps de tout ranger, il n’est que 4H51. On peut dire que c’est efficace à BOD !
Le salon ouvre à 5H, nous avons donc à peine 5 minutes à attendre avant qu’on nous accueille avec le sourire. L’enregistrement se fait sur une borne en scannant son boarding pass.

La décoration est jolie et fidèle à ce qu’on peut attendre dans un salon Air France, car oui, Bordeaux, à contrario de Montpellier, dispose de son propre salon Air France. Si les espaces assis sont sympas, la prestation, elle, laisse à désirer. Il n’y a vraiment pas grand-chose à se mettre sous la dent. Les chocolatines sont surgelées et toutes froides.

Nous ne sommes que 2 à ce moment-là (ma nouvelle amie américaine et moi), mais sur les coups de 5H15, le salon se remplit totalement.
J’en profite juste pour charger mon téléphone car l’heure tourne vite et l’embarquement est prévu à 5H30.
Je cherche un petit moment les toilettes mais le salon étant tout petit, je me questionne. Je finis par demander à l’accueil et on m’indique qu’il faut sortir du salon et aller dans le terminal. Ah ben ça alors… ! C’est sûrement la première fois que je vois un lounge sans toilettes. Heureusement les toilettes du terminal sont disponibles et propres.
En porte c’est animé, il y a pas mal de monde, le vol va probablement être plein. L’embarquement est appelé à l’heure et les zones 1 et 2 sont invitées à se présenter.
L’accueil à bord est souriant, comme souvent.
Je m’installe au 7F de cet A321 et en pénétrant dans la cabine je prends quelques photos. Le PNC au milieu de l’appareil se rue vers moi et me demande de supprimer la photo où il apparaît. Il vient vérifier mon téléphone pour que je la supprime devant lui, quand bien même il était de ¾ de dos sur cette photo, et que de toute façon nous masquons toujours les visages sur Flight-Report.
Il se radoucit ensuite et me dit que si je veux faire une photo, je le préviens et il se décalera. Non merci, je ne vais pas faire un shooting dans l’appareil non plus.
Après m’être fait engueulée comme une enfant, je fais profil bas et vais m’installer. Le siège est classique mais la têtière très agréable.


Les consignes défilent dans les haut-parleurs, indiquant que le vol est plein et qu’il faut placer nos bagages entre nos jambes, qu’il est interdit de photographier le personnel ou les passagers sans leur autorisation (quelle idée !), et que les power banks sont interdites à la charge et à l’utilisation durant le vol.
Pendant l’embarquement et entre les différents messages, de la musique se fait entendre dans l’appareil. Contrairement à d’habitude il s’agit ici de titres connus (Les moulins de mon cœur, Laissez-moi danser). Étonnant.
Le boarding sera malgré tout assez rapide car à 5H45 nous sommes prêts au départ. Les portes sont fermées 5 minutes plus tard et le commandant de bord nous souhaite la bienvenue. Il nous indique que nous chargeons un peu de fret et que nous allons pouvoir partir. Le temps de vol sera de 1H10 et à notre arrivée à Paris, « un temps bordelais » a-t-il lâché, à savoir de la pluie et 4°C seulement au compteur (il fait le double à Bordeaux quand même, monsieur !).

La lumière est tamisée et notre push se fait à 5H57. Les consignes sont énumérées par l’équipage avant que nous partions au roulage.
Notre roulage est un peu long mais ça me permet d’admirer les appareils présents.
EasyJet et Volotea semblent très présents dans le paysage ici, il semble en tout cas que beaucoup d’appareils passent la nuit sur le tarmac bordelais.
Nous ne serons pas le premier avion à décoller ce matin, EasyJet nous précède avec son vol pour Marrakech, et Volotea (également pour Marrakech) est en plein embarquement, et devrait donc nous suivre de peu.
Nous décollons à 6H05 et quittons Bordeaux sous un temps exécrable.
Dehors, la visibilité est nulle, il n’y a que de la pluie qui s’abat sur les hublots.

La veille, j’avais reçu un mail d’Air France m’indiquant la présence de Wi-Fi à bord en précisant qu’il faut dorénavant se munir de son numéro Flying Blue pour pouvoir se connecter au pass Messages. Et bien j’aurais voulu tester pour vous mais le Wi-Fi n’est pas fonctionnel ! Encore un loupé !
À 6H15 nous voilà à notre altitude de croisière, laissant la pluie loin de nous.
Le rideau est fermé, séparant les 4 rangs de Business du reste de la cabine.
Il est 6H20 et au loin, la nuit commence doucement à se retirer. Les premières lueurs apparaissent vite.

Peu après, le service fait son apparition. Pour ma part j’opte pour un jus d’orange et accepte le palet breton qui est proposé.
Le commandant de bord prend la parole pour nous indiquer le début de la descente et une arrivée prévue à 7H05 à CDG avec 10 minutes de roulage jusqu’au parking, donc avec une avance conséquente. À 6H40 il est déjà demandé de ranger les tablettes et de se préparer pour l’atterrissage. Nous serons débarrassés aussitôt.
Il faudra attendre 7H pour qu’on nous indique un atterrissage imminent. Nous traversons de gros nuages épais avant d’enfin apercevoir la région parisienne.
Nous nous posons à 7H10 et traversons des terminaux où je ne vais jamais, mais du coup la faune est exotique et ça me plaît plutôt bien !
Après 10 longues minutes nous venons nous stationner au 2F, région plus connue de tous et toutes.
On nous annonce une arrivée avec 7 minutes d’avance afin de « faciliter vos correspondances », oui enfin c’est surtout que les vents le permettaient, rien à voir avec nos correspondances. Il est vrai que rares doivent être les passagers en vol direct pour Paris.

La passerelle est rapidement mise en place pour un débarquement à l’extrémité du 2F, s’en suivra une longue marche pour remonter dans le terminal. Je voulais passer par les toilettes avant d’aller au salon mais j’y vois une queue immense. Tant pis, ça attendra.
Après un petit cheminement, me revoilà devant le salon que je n’avais pas fréquenté depuis novembre. L’accueil est cordial et je remarque vite que le lounge est très fréquenté aujourd’hui. On est samedi et beaucoup de vols partent entre 8H et 10H.

Je monte à l’étage, espérant que ça soit un peu plus calme, et c’est le cas, malgré une fréquentation tout de même importante.
Le buffet est toujours le même : du salé, du sucré, quelques plats chauds. C’est l’heure du petit déjeuner et il y a largement de quoi se sustenter. Quel plaisir de retrouver mes madeleines !
J’ai une connaissance FRiste qui arrive par un vol de Madrid et nous avions convenu de nous retrouver à CDG pour papoter. Seulement son prochain vol partant du 2E il n’est pas possible pour lui de venir me rejoindre au salon du 2F. Impossible aussi pour moi de l’inviter car avec la nouvelle règle, il faut que les passagers voyagent sur le même vol.
Tant pis, je sors du salon et nous allons nous poser dans le terminal, à une porte non utilisée. Nous trouverons notre bonheur en F45. Difficile de trouver un fauteuil où la prise électrique fonctionne.
Nous papotons jusqu’à 9H20 où il remarque que ça commence à bouger à ma porte. Je n’avais même pas vu, mais en fait oui, l’embarquement a été silencieusement lancé à 9H20. Je m’y rends et en effet, le boarding SkyPriority est en cours. J’embarque immédiatement.
L’accueil est discret mais agréable. Je prends place en 6F dans cet A320 qui va m’emmener à Kittilä.

Les consignes défilent comme précédemment : pas de power bank allumée, pas de photos sans autorisation, et cette fois, il n’est pas question de garder les bagages sous les sièges, on est plutôt encouragés à ne garder sur nous que les petits sacs. Cette différence de discours va de pair avec le remplissage de l’appareil.
L’embarquement sera très rapidement expédié, à peine 10 minutes. Au moment de la fermeture des portes, je vois que je n’ai pas de voisin sur tout le rang.
En me retournant je constate le très faible remplissage de la cabine, en effet.
Les 4 rangs Business sont complets, s’en suivent deux rangs occupés par 3 personnes (dont moi), puis 6 rangs vides avant d’arriver à l’arrière, plus fourni.
Un PNC passe avec une tablette et me demande si je suis bien Madame B. Je réponds que oui, il me souhaite la bienvenue à bord et me demande si mon vol de Bordeaux s’est bien passé. Il me dit de ne pas hésiter à lui faire signe si j’ai besoin de quoi que ce soit. « Et merci de votre fidélité à Air France ».
C’est rien comme démarche, et ce n’est pas pour ça que je suis fidèle à Air France, mais ça fait toujours très plaisir, surtout à des « petits » statuts comme Gold. Je n’ai vu personne d’autre se faire saluer de la sorte, j’en déduis que je devais être la seule encartée en cabine éco.
Le commandant de bord prend le micro et nous indique un temps de vol de 3H. Nous n’allons pas tarder à décoller et à l’arrivée 1°C avec un temps nuageux. 3H de vol c’est 45 minutes de moins que prévu tout de même !
Au vu du remplissage de l’appareil il est demandé de ne pas changer de place pour respecter le centrage.
À 9H52 nous sommes repoussés. Les consignes de sécurité sont énoncées et nous partons au roulage.
Comme souvent à CDG, il est long, très long. Les lumières sont tamisées et nous approchons enfin de la piste.
Il est 10H05 lorsque nous quittons le tarmac de Paris CDG.
Arrivés à notre altitude de croisière, il est 10H10 et les rideaux sont fermés.
Avec un rang entier pour moi seule, ce vol ne peut être que très agréable.
Le service arrive à 10H30, point de trolley pour nous à l’avant, mon adorable PNC vient directement avec la panière de sandwich pour nous proposer (à moi et au couple de devant, nous sommes les 3 à l’avant de la classe éco). Au choix, fromage ou jambon-beurre. Il nous dépose une petite galette et prend la commande de boisson. Je continue avec le jus d’orange.
Le service se poursuit dans la classe avant et je vois que le champagne a été ouvert. C’est dommage de le laisser se perdre… Il pourrait venir en proposer en éco !

Nous sommes rapidement débarrassés et nous poursuivons notre chemin plein nord.
Dehors, la couche nuageuse est épaisse, impossible de voir quoi que ce soit, et avec le soleil en plus, la réverbération n’est pas agréable.
Malheureusement, le Wi-Fi ne fonctionne pas non plus sur ce vol. Le portail se lance mais impossible de s’authentifier. Le port USB dans l’accoudoir, lui, fonctionne.
Je somnole un peu, hublot fermé pour me protéger les yeux, c’est agréable de pouvoir s’incliner, s’allonger un peu durant un moyen-courrier.
Sur les coups de 12H20 les vues commencent à apparaître. Des étendues blanches, des lacs gelés, pas de doute, nous survolons bien la Finlande.

Vu que je peux librement me déplacer j’en profite pour aller faire un tour aux toilettes. Ils sont propres et fonctionnels mais je peux vous dire qu’il ne faut pas être claustrophobe vu la taille.
À 12H44 heure française, soit 13H44 heure locale, on nous annonce le début de la descente sur Kittilä.
Quelques rapides turbulences se font sentir et notre commandant nous indique que notre arrivée au parking sera à 14H07 heure locale, avec donc de l’avance. Sur place, le temps est dégagé avec 3°C au compteur.

À 13H57 heure locale, l’atterrissage est imminent, la cabine se prépare. C’est finalement à 14H06 que nous nous posons à KTT.
On nous indique que nous allons pouvoir débarquer via un escabeau dans peu de temps, mais le temps passe et les portes ne s’ouvrent pas. Finalement, nous devons attendre un bus qui tarde à arriver. On nous précise que les moyens de l’aéroport sont limités et qu’un autre vol est arrivé en même temps que nous, il faut donc attendre le bus une dizaine de minutes de plus.
En rallumant mon téléphone, je vois que j’ai un message de Arctic GM, les chasseurs avec qui je vais chasser toute la semaine. Ils me donnent l’heure de rendez-vous ce soir après avoir consulté la météo. Ce soir on viendra me chercher à 18H40, c’est tôt, surtout à cette période de l’année car le soleil se couche tard donc ça veut dire qu’ils ont prévu de nous emmener assez loin.
Il est 14H30 quand on nous libère enfin de cet avion. Le bus arrive sur le tarmac et nous nous précipitons à l’intérieur. Il démarre, fait 50 m et nous pose devant l’entrée de l’aérogare. Tout ça pour ça ?! Tout le monde rigole.
Le cheminement est facile et rapide, et je me retrouve au tapis à bagages qui tourne déjà. Ma valise arrive dans les premières mais le tapis va si vite que j’ai dû courir me frayer un chemin au milieu de toute cette foule pour pouvoir l’attraper. Les bagages de deux vols (Vienne et Paris) arrivaient sur le même tapis, imaginez un peu le monde qu’il y avait autour.
Une fois toutes mes affaires rassemblées, je sors du bâtiment et rejoins l’arrêt de bus juste en face. Le bus pour Levi est là, synchronisé avec la plupart des vols. Je prends un aller-retour pour 22€. L’arrêt le plus proche de mon hébergement est le « Design Hotel », il faudra ensuite que je complète avec 9 minutes de marche.
Il nous faut attendre 15H avant d’enfin démarrer. Le trajet jusqu’à Levi n’est pas long, à peine 20 minutes.
Nous traversons les belles forêts blanchies par la neige avant d’arriver à Levi. Je suis déposée à l’arrêt « Design Hotel » et je fais le reste du chemin à pied. Je découvre une ville animée, face aux pistes, une vraie station familiale. Ça reste loin de tout ce que j’ai connu de la Laponie profonde, mais ce voyage, de par sa période, va forcément être différent.
Le cheminement dans la bouillasse enneigée n’est pas le plus facile. Si le centre-ville est déneigé, le reste est difficilement praticable avec une valise.
Il est 15H45 et me voilà enfin devant le bon bâtiment. Finalement, il y a un accès piéton beaucoup plus simple que par où je suis passée. Au moins je saurai maintenant.
Les appartements sont normalement prêts à 16H mais dans le mail que j’ai reçu il est indiqué que si l’enveloppe est accrochée à la porte avec la carte dedans, c’est que l’appartement est prêt. Tout est automatique, pas besoin d’aller check-in à l’accueil ni rien. En montant au deuxième étage où se trouve le numéro de mon appartement, je remarque que l’enveloppe est bien là. Chouette !
Je découvre mon petit studio avec tout ce qu’il faut pour cuisiner, une grande salle de bain avec sauna, deux petits lits et une belle terrasse avec vue sur les pistes. Les lieux sont fonctionnels, il y a tout ce qu’il faut pour passer un bon séjour.


Je m’installe tranquillement et vu qu’il est encore tôt, j’ai le temps d’aller découvrir un peu les alentours.
Le centre-ville se concentre sur quelques ruelles mais on y trouve beaucoup de grandes enseignes comme Intersport, Subway, et même un Burger King un peu plus loin. Les paysages sont mignons, la grande montagne en face est assez impressionnante et donne tout de suite le ton.

Des boutiques un peu plus artisanales sont aussi présentes, je pense que ça doit être l’endroit idéal pour acheter des souvenirs. Je poursuis ma route à travers les maisonnettes de bois colorées et atterris non loin du supermarché. Ça tombe bien, j’avais besoin de quelques courses pour la semaine. Si j’emmène pas mal de choses de France à chaque fois, pour les produits frais je n’ai pas le choix. Comme souvent, le café est à l’honneur dans l’Arctique, et pour une fois, les prix ne sont pas excessifs. Je prends donc dans les rayons du magasin quelques Caramel Macchiato de chez Starbucks, ça m’aidera à tenir le coup car ma journée de transport m’a épuisée et pourtant je ne suis pas prête de me coucher !
Les célèbres chocolats finlandais sont bien évidemment de la partie. Cette marque est délicieuse.

La plupart des rues sont des patinoires avec de la neige fondue qui a givré par-dessus. Les crampons sont vraiment obligatoires pour ne pas finir la figure par terre.
Dans mes mails, je remarque que j’ai reçu un remboursement de mon activité de Ice Karting prévue lundi. Les conditions météorologiques font que les pistes ne sont plus praticables et cela sonne la fin de la saison pour eux. Dommage… j’aurais adoré essayer.
À mon retour, il est déjà 18H, j’ai à peine le temps de me doucher et de manger rapidement, et il est déjà l’heure de partir. Au loin, les lumières rosées rajoutent un peu de magie à ce pays hivernal. Ça fait bizarre de partir chasser alors qu’il ne fait pas nuit noire, encore.

Je n’attendrai pas longtemps dans la rue déserte, avant de voir arriver le van de Arctic GM. Je suis accueillie par Nazariy, qui va être notre guide-chausseur pour ce soir. Nous sommes un groupe de 7 dans ce grand van très confortable. J’étais la dernière à être récupérée, nous partons maintenant en chasse ! L’équipe a repéré la formation de brouillard qui arrive sur Levi, nous devons donc monter au plus vite, afin d’être dans un endroit dégagé une fois la nuit tombée. Le point le plus éloigné que nous visons est Skibotn en Norvège, à plus de 4H de route de là, mais si d’ici là nous trouvons un endroit correct, nous n’irons pas si loin.
Notre groupe est agréable, il y a une famille hollandaise et un couple allemand. Ces derniers ont d’ailleurs des réactions très bizarres lorsque le guide éteint ses feux pour mieux voir le ciel. Même si ce n’est qu’une demi-seconde, ils crient à chaque fois, et l’homme finit par s’énerver. Leurs soupirs tout le long de la soirée m’ont donné l’impression qu’ils s’étaient trompés de lieu.
Nous roulons le long de la frontière suédoise pendant environ 1H30, la nuit tombe petit à petit et surtout le ciel se dégage un peu. Nous avons bien mérité une petite pause. C’est à Sonkamuotka que nous nous arrêtons, dans un petit café au milieu de nulle part. Ce genre d’endroit est vraiment indescriptible, il est 20H15, les gérants discutent à une table avec leur chien allongé au sol, il n’y a personne, et nous déboulons à 8 dans leur magasin. Le café nous est offert, et nous pouvons même utiliser les toilettes.

Certains craqueront pour quelques souvenirs ici. En faisant quelques tests dehors, on aperçoit une légère lueur au loin, mais encore imperceptible à l’œil nu.
Nous poursuivons notre chemin jusqu’à apercevoir depuis la voiture de plus en plus de lueur. Malgré le brouillard, nous ne prenons pas de risque de manquer cette opportunité. Nous faisons donc un arrêt en bord de route pour observer un arc se former de part et d’autre.

Le lieu n’est pas idéal, à chaque voiture, de la lumière surgit, faisant rater les photos et empêchant de retrouver rapidement le focus sur les aurores. Nous reprenons donc rapidement la route.
C’est près de Jatuni que nous nous installons, sur un coin ouvert à 360°, à l’abri de la route. L’aurore se décide à être de plus en plus visible, nous voyons quelques mouvements traverser le ciel et en profitons pour faire un maximum de photos dans ce bel endroit.

Au moment où nous pensions devoir repartir pour esquiver le brouillard, le spectacle reprend de plus belle. Finalement, nous restons jusqu’à 22H.

L’aurore s’étant affaiblie, nous reprenons la route, toujours dans l’esprit de continuer à monter, en s’éloignant du brouillard. Les webcams indiquent que la région de Kilpisjärvi est complètement dégagée et les aurores y dansent. Ça semble être le seul coin de Finlande avec Utsjoki où le ciel est clair à l’heure actuelle.
Nous roulons jusqu’à Ittô et profitons d’un nouveau show au bord de la route. Cette fois, l’aurore est au-dessus de nous.


Malheureusement, un camion vient se garer sur le même emplacement que nous et garde ses lumières allumées. Nous devons donc dégager. Quelques mètres suffiront.
Près de Saarikioski, nous faisons notre dernier arrêt pour profiter de cet arc lumineux qui danse au milieu des arbres.

On nous distribue un bon jus de fruit rouge chaud ainsi que des muffins pour patienter un peu. Ça fait du bien !
Il est presque minuit et le brouillard commence à nous rejoindre de plus en plus. Nous signons la fin de cette soirée mais Nazariy nous promet de continuer à guetter sur le chemin du retour. Nous avons près de 3H30 de route pour rejoindre Levi. C’est dans un van au ¾ endormi que nous faisons le trajet de retour.
Il est 3H15 quand je suis déposée devant mon chalet. Je suis la première à descendre, c’est l’avantage de loger dans le centre-ville.

Je ne tarderai pas à trouver le sommeil, on peut dire que j’ai fait le tour du cadran de cette journée ! Demain je ne mettrai pas de réveil.

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