Voyage en Finlande en solo [J8 : Retour en France]
Réveil à 10H45 ce matin, et c’est la sonnerie qui me tire de mes jolis rêves. Il est temps de s’activer. J’ai tout l’appartement à ranger et mes affaires à préparer. Aujourd’hui c’est le jour du retour, toutes les bonnes choses ont une fin.
Le thermomètre affiche 5°C aujourd’hui ! On peut dire que le printemps est très en avance, mais cela ne va pas durer. Les températures vont chuter une nouvelle fois la semaine prochaine avec de nouvelles chutes de neige. Sûrement les dernières de l’année.
À 12H30 je quitte mon hébergement pour rejoindre l’arrêt de bus du Design Hotel, où je vais pouvoir reprendre le bus en direction de l’aéroport. Il ne me faut pas longtemps pour l’atteindre et je suis rapidement rejointe par d’autres personnes qui attendent également ce même bus.
L’heure passe et toujours aucun bus à l’horizon. Ce n’est pas le genre de la maison pourtant. On le voit finalement au loin, il est en train de charger des bagages à l’arrêt précédent, près de l’office de tourisme.
À 13H10 le bus arrive enfin devant nous. Il charge difficilement nos bagages et nous indique qu’il n’y a plus de place assise donc il faudra rester debout. Ce n’est pas grave, le trajet ne dure que 15 minutes.
Il est à peine 13H25 et nous sommes déposés devant l’aéroport. Je récupère rapidement ma valise et entre dans le terminal. Il y a un monde de fou, ça fait bouchon.
La raison ? Les guichets Air France et Lufthansa, près de l’entrée, et qui sont en plein enregistrement.
Une hôtesse est là pour orienter les passagers, bien que j’avais déjà repéré le panneau SkyPriority. Elle me demande quel est mon vol et quand je réponds Air France, elle me montre la file normale, qui est bien garnie. Je lui réponds que non, je passe en SkyPriority.
Ça sera pratiquement tout de suite à mon tour, le flux « classique » est interrompu pour favoriser la file SP. Sur le comptoir, on trouve un papier indiquant que les chaussettes et blousons chauffants doivent être transportés en cabine. Ça, c’est insolite !
On m’accueille avec le sourire et ma valise est étiquetée jusqu’à BOD. On me remet mon boarding pass ainsi qu’un voucher pour me restaurer dans le terminal. L’hôtesse s’excuse, il n’y a pas de lounge ici. Je m’en doute bien, je ne m’attendais à rien d’un si petit aéroport. Je trouve le coup du voucher vraiment très sympa. Il est de 20€, ce qui me laissera quand même de quoi trouver quelque chose.
Je passe ensuite le PIF qui se trouve juste derrière. Là aussi il y a un peu d’attente mais les filtres ont l’air efficaces. On me demande de sortir uniquement mon ordinateur et les liquides. Par acquis de conscience j’enlève aussi mes chaussures, et je n’aurai rien d’autre à retirer, ni montre, ni appareil photo, ni tout mon électronique. Ça c’est vraiment un bon point. Au final, il ne m’a fallu que 5 minutes.
Il est 13H40 et me voilà airside. Il y a un monde de fou, tout le monde semble agglutiné au même endroit, à l’entrée, près des portes 3-4.
Je fais un petit tour dans le duty free, il y a quelques souvenirs et bien sûr pas mal de choses pour déjeuner.
L’aéroport dispose de fontaines en libre-service pour récupérer de l’eau fraîche. C’est une bien meilleure option que les bouteilles d’eau minérale proposées à 4€ !
C’est dans le café au fond du terminal que j’utilise mon bon de 20€. On me remet un petit vibreur pour venir chercher ma commande d’ici 20 minutes. En attendant, j’explore un peu le terminal. Les décorations sont très nordiques, et le hall est très lumineux avec de grandes baies vitrées.

Je m’éloigne un peu et découvre de nombreux endroits pratiquement vides. Je crois que les gens ont juste eu la flemme de faire 20 m pour trouver une place assise au calme. Il y a même des grands poufs au sol pour ceux qui veulent s’allonger.
On note quelques vols vers l’Europe en cette pleine saison (Munich, Riga, Düsseldorf, Berlin, Paris), la majorité des autres sont des vols Finnair qui desservent Helsinki.
À 14H, mon repas est prêt alors je file le chercher pour m’installer un peu à l’écart. Le vol Transavia pour ORY prend son envol. C’est marrant d’avoir deux avions pour Paris le même jour, ils auraient pu étaler entre les deux compagnies.
À 14H40, mon vol est annoncé en porte 8, ça tombe bien c’est le côté du terminal où il n’y a personne. Mon oiseau du jour est bien là, il s’agit de F-HEPG, comme à l’aller. À côté de nous, Lufthansa se prépare aussi au départ.
Un message en français indique que l’embarquement pour notre vol va bientôt commencer. Les PMR et les familles avec enfants seront les premières, puis les zones 1 et 2 suivront.
Comme indiqué, il n’est même pas 15H quand l’embarquement des PMR et familles est annoncé. Sauf que personne ne se présente. Alors on passe directement à l’embarquement SkyPriority. Je serai la première à passer les portes qui mènent sur le tarmac.
Une dame me précède et m’ouvre la voie jusqu’à mon avion. J’ai l’impression d’être escortée. J’en profite pour faire quelques photos sous ce joli soleil.
Je monte les escaliers et arrive à la porte où on m’accueille avec le sourire puis prends place en 5F dans cet A320.

Il est annoncé que le vol est rempli et donc de conserver ses sacs à ses pieds, mais sur le plan de cabine j’avais vu qu’il y avait un rang de vide à gauche, et que je n’avais pas de voisin en 5E.
À 14H50 les premières consignes sur l’embarquement ont lieu et elles sont diffusées en finnois, français et anglais. Pendant ce temps, le chargement des bagages se poursuit.
Quelqu’un vient s’installer en 5D, il ne m’adresse pas un regard, lunettes de soleil sur les yeux, son du téléphone à fond. Ambiance.
L’embarquement semble bouclé. À 15H20 on nous souhaite la bienvenue à bord et annonce la fermeture des portes.
Le commandant de bord nous indique que nous sommes prêts au départ, avec un peu d’avance sur l’horaire prévu. Notre temps de vol sera de 3H30 pour rejoindre Paris CDG.
Quelques minutes plus tard, les démonstrations de sécurité sont exécutées, puis notre pushback a lieu vers 15H35. Le roulage sera très court.
Après un demi-tour, nous voilà alignés. Il est 15H40 et nous quittons le tarmac de Kittilä.
Les paysages blancs défilent pour la dernière fois par le hublot. Bientôt il n’en sera plus rien.
À 15H45 le rideau est fermé. Aussitôt, M. 5D se précipite dans le rang vide derrière. Il se fait immédiatement réprimander par l’équipage. La consigne n’est pas éteinte, il ne doit pas se lever. Bon tant pis, maintenant qu’il est là… il soupire et s’installe en rechignant. Le vol sera de nouveau très agréable pour moi avec le rang vide.
À 16H le service débute. Comme toujours au choix, sandwich fromage ou jambon. Un petit palet breton accompagne cette collation. Je prends un verre de jus d’orange pour faire passer le tout.
Le WiFi ne fonctionne pas, pour changer. Heureusement le port USB lui fonctionne correctement.
Dehors les paysages ont disparu, laissant place à un grand rideau blanc.
Sur les coups de 17H30, une PNC passe avec une bouteille d’eau et quelques verres. Délicate attention.
Finalement après de multiples essais, le WiFi finit par fonctionner. Pour activer le pass messages, il faut dorénavant se connecter avec son adresse mail Flying Blue. Une bonne façon de tracer les connexions.
À 18H30 heure finlandaise (donc 17H30 heure française), on nous annonce le début de la descente sur Paris. Notre arrivée est prévue à 18H10 heure locale avec un roulage de 10 minutes. Sur place, le temps est dégagé avec 16°C.
Nous poursuivons notre descente sur Paris et trente minutes après, le commandant de bord indique aux PNC que nous sommes à 10 000 pieds. C’est le signal pour qu’ils se mettent en place.
Nous posons nos roues à 18H15 heure locale, avant d’aller nous stationner au 2F après un petit temps de roulage. La lumière extérieure est sublime en cette fin de journée

Je regagne rapidement le salon Air France où l’accueil est toujours souriant et je rejoins tout de suite l’étage, bien moins animé.
Les madeleines sont là, voilà qui me fait plaisir ! Je me prends quelques petites choses à manger et je file me reposer dans les nap rooms.
En ouvrant une nap room disponible, je découvre que les anciens lits tout pourris ont enfin fait peau neuve. Plus larges, ces gros fauteuils en cuir avec le coussin assorti vont permettre de se reposer convenablement.

Seul problème des nap rooms, elles sont situées à côté des douches et les dames qui les entretiennent passent toujours leur temps à crier. Difficile de se reposer comme on le voudrait.
Finalement, sur les coups de 20H40 je décide de rejoindre ma porte d’embarquement en F24. Sur le coup, je me dis que j’ai échappé de peu à un embarquement par bus, les portes F21-F23 du sous-sol étant juste à côté, ouf.
Il n’y a pas grand monde dans le terminal, Bordeaux est l’avant-dernier vol de la journée, la plupart sont déjà en cours d’embarquement ou déjà partis.
À 20H55 l’embarquement est appelé. D’abord pour les Ultimate, mais personne ne se présente, et ensuite pour les Sky Priority. J’emprunte la passerelle et quelle ne fut pas ma surprise de voir un escalier au bout. Et oui, nous devons descendre sur le tarmac où un bus nous attend. Quelle ironie du sort !
Le bus porte une inscription SkyPriority mais évidemment tout le monde monte dedans. Nous nous retrouvons à faire un tour de piste pendant 10 minutes.
Notre oiseau du soir est là, au large. Nous nous arrêtons juste devant et lorsque les portes s’ouvrent, les fauves débarquent. Tu parles d’un embarquement Sky Priority… !

Je monte l’escalier avant et reçois les salutations de l’équipage.
Alors que je prends place en 4F dans cet A321, le fret est en train d’être chargé de mon côté.
Les consignes répètent encore et encore que le vol est complet et qu’il faut donc placer les petits bagages sous le siège de devant. Une consigne qu’a très bien appliquée une dame, qui arrive à bord avec une valise et qui s’aperçoit qu’il n’y a plus de place dans les racks au-dessus de son siège. Elle demande à tout le monde ce que nous avons en haut. Une pax répond alors qu’elle a ses deux sacs. Ni une ni deux, la bonne femme attrape les deux sacs et les lui colle sous les pieds en lui expliquant qu’elle doit les garder sur elle. Elle y glisse sa valise et s’assoit en soupirant. Tout le monde a préféré se taire, imaginez juste la scène.
À 21H15, le boarding est annoncé terminé et j’hérite de voisins qui ne décrocheront pas un mot de tout le vol.
Quinze minutes après, le commandant nous souhaite la bienvenue et nous indique que nous allons bientôt nous mettre en route. Le vol sera de 55 minutes seulement, pour regagner « la jolie ville de Bordeaux ».
Une fois la porte fermée, les démonstrations de sécurité sont exécutées par l’équipage.
Notre pushback a lieu à 21H43, et notre roulage ne sera pas très long jusqu’à la piste. Les lumières sont tamisées et nous quittons le tarmac à 21H50.
À peine deux minutes après, les lumières se rallument plutôt violemment et les rideaux sont tirés. Il faut dire que vu la durée du vol, il ne faut pas traîner.
À côté de moi, je vois la Tour Eiffel scintiller… au revoir Paris !
Le WiFi ne fonctionne pas ce soir, sans trop de surprise.
Le service débute très rapidement après avec la distribution des sablés. J’opte pour un verre d’eau et je me recale contre le hublot pour terminer (ou débuter ?) ma nuit.
Le début de descente est déjà annoncé à 22H20. Notre commandant toujours très fun, nous indique que nous survolons Limoges « la ville de la porcelaine ». Notre arrivée est prévue à 22H40 au parking.
À 22H28 il indique « 10 000 pieds » pour prévenir les PNC de notre atterrissage prochain.
Quelques minutes après, les lumières sont éteintes et nous approchons de Bordeaux.
Nous nous posons à 22H38 et il ne nous faudra que 5 minutes pour regagner notre stationnement.
Sur le tarmac, des appareils EasyJet et Hop passent leur nuit là avant de repartir très tôt demain matin.
Débarquement très rapide, et arrivée directement dans la salle de livraison des bagages.
À 23H05, ma valise fait enfin son apparition. Il est temps de quitter le terminal.
Pour rentrer chez moi j’avais plusieurs options, dont celle de prendre le tram, qui est direct, mais qui met 50 minutes. Soyons honnêtes, je suis fatiguée, j’ai beaucoup d’affaires, il est tard. Ça sera donc un Uber pour la modique somme de 30€.
Il est 23H15 quand mon Uber pointe le bout de son nez. Nous mettons moins de 20 minutes à rejoindre mon domicile.
C’est la fin de ce magnifique voyage en Laponie. Il fut différent de tous les autres, sur tous les points, mais j’en ai pleinement profité. Quel plaisir de retrouver les airs, le voyage et la découverte.

